‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 304 sur 558 · Aujourd'hui boulevard Morland · texte numérisé non relu

Aujourd'hui boulevard Morland

4. Une vieille enseigne « à l'Orme Saint-Gervais » (un arbre en relief» qui jadis était en face de l'église, subsiste rue du Temple, '-'0.

5. Lettre de la princesse d'Orange à Madame de la Trémoïlle, datée de Lierville, octobre 1600 (H. h. p., 1871, p. 49!)). Ce « M. de la Rainville » était probablement Nicolas Bigot, bien que la /•>. prot. (2° éd., II, 553) ne donne ce titre qu'à son fils Jacques.

6. Lafkkmas, Lettres et exemples de tu rogne mère, 1602, nui (Archives curieuses, IX, p. 130).

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sur les ormes femelles. S'agit-il de donner dans la capitale un royal encouragement à la sériciculture, Henri IV s'adresse à un protestant. Et quel est l'auteur de cette tentative : Olivier de Serres dont le frère, pasteur, a été historiographe du roi *, et dont le fils, ancien de l'Eglise réformée de Paris, surveillait alors la publication du Théâtre d'agriculture -.

L'auteur veut contribuer « au vivre des hommes. » Son ouvrage était le fruit d'une étude approfondie des ouvrages précédents sur l'agronomie, et surtout de consciencieuses expériences faites par l'auteur dans ses propriétés du Vivarais 3. Le succès fut énorme dans toute la France, et à Paris même, où beaucoup de gens, propriétaires de terres en province, s'intéressaient à l'agriculture ; le roi et Sully étaient persuadés, avec raison, que c'était une des sources les plus sûres de la richesse nationale, Tous les jours pendant quatre mois, une demi-heure après son dîner, le roi se fit lire le Théâtre d'agriculture ; quatre éditions au moins durent être faites entre 1600 et 1610 4. Le roi et la municipalité parisienne favorisèrent l'exécution des conseils de

1. Jean de Serres, nommé à cette charge en 1597, mourut l'année suivante. Pierre Mathieu ayant été nommé pour lui succéder, ce titre lui est d'abord disputé : « les héritiers feu M. de Serres prétendent faire renouveller les provisions qu'il avoit du mesme estât, en faveur d'un professeur du Roy nommé Cayez » (lettre de P. Mathieu au chancelier de Bellièvre, 4 sept. 1603, publiée avec fac-similé dans les Rapports et notices sur l'édition des Mémoires de Richelieu, Soc. de l'hist. de Fr., 1905, p. 87). S'il s'agit, comme il y a lieu de le croire, du pasteur apostat P. Cayer, on peut s'étonner de le voir appuyé par ses anciens coreligionnaires, une année où il les a particulièrement malmenés.

2. Les minutes de M' François (1601, n° 469) renferment un acte concernant « Gédéon de Serres du Pradel, escuier sr de Sainct Montan, demeurant à Paris rue de Bethisy paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois, » au nom de son père qui l'a chargé « de faire imprimer une ou plusieurs fois, par tels imprimeurs, à autant de fois que bon luy semblera, es ressorts des parlemens de Paris et de Rouen, ung livre intitullé le Théâtre d'agriculture à mesnaiae des champs » etc., avec privilège du roi en date du 8 janvier 1599. Il s'agit de droits dus à M. Samuel Mestaier, imprimeur du roi.

3. On cite notamment les irrigations faites au Pradel, domaine appartenant à Madame de Serres (Marguerite d'Arcons ou d'Harcous).

4. Chez Mettayer en 1600 (en 1599 il avait imprimé déjà la Cueillette de la Soye ; en 1603 et 1604 chez Abraham Saugrain ; en 1608 chez Jean Berjon. Il faut citer aussi « la Seconde richesse du mûrier blanc » (1603, chez Abraham Saugrain) traitant des applications industrielles de l'écorce du miirier.

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