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Minutes François, 3 janvier

6. O. de Serres, Théâtre d'agriculture, II, 428. Les archives de l'Hôtel-Dieu de Toulouse renferment un fonds de correspondances très intéressantes (papiers S. Lecomte). M. Vuaflart a eu l'extrême amabilité de mettre les copies de plusieurs centaines de ces lettres à ma disposition. Ce sont des centaines de lettres écrites entre 1564 et 1585 à Paris, Toulouse, Bordeaux, Anvers et quelques autres lieux. Pendant cette période de vingt et un ;m les procédés commerciaux restent les mêmes ; ils n'ont fait (pie se perfectionner pendant la période que nous étudions ; nous y voyons les résultats toujours plus brillants, sans pouvoir continuer à suivre les détails avec autant de précision.

7. Cf. S. GuÉNOT, Toulouse et le commerce du pastel (Bulletin de la Société de géographie de Toulouse, Toulouse, 1904, n" 1).

8. O. de Serres, Théâtre d'agriculture, 3" éd., Paris, Abraham Saugrain, 1005, p. 735 : « Naturellement sans moien le pastel fait la couleur bleue, et par meslange avec d'autres drogues, la noire, la tanée, la violette, la

ployaient « environ 2.500 balles par an 1. » Pastel était, paraîtil, le nom espagnol de la plante appelée en français guesde ou vouède, et un pain conique de pastel se nommait cocagne - ; ce commerce enrichit tellement les producteurs et les intermédiaires que la partie de la vallée de la Garonne où on cultivait le pastel - - le « pays de cocagne » — devint synonyme de pays riche :!. Mais comment le faubourg Saint-Marcel est-il annexé au pays de Cocagne ? Voici : les Canayes et Gobelins ont d'abord eu besoin de pastel pour leurs propres teintureries, puis, se le procurant à bon compte dans le centre de production, ils se sont mêlés au commerce d'exportation en gros que faisaient les marchands toulousains. Non seulement ils ont été en relations d'affaires suivies avec plusieurs d'entre eux 4, non seulement ils ont eu kur « facteur » ou représentant à Toulouse, Simon Lecomte •">, mais un des Canayes, Philippe, est allé lui-même faire de longs séjours au « logis des Balances, » jusqu'à sa mort, survenue, nous l'avons vu, précisément à Toulouse en 1568. Les Gobelins envoient aussi sur place, de temps à autre, un des leurs °.

grizc, la verte. » Pour la couleur rouge il est question dans la correspondance des Canayes de garance et de cochenille ; en 1564 on écrit d'Anvers à Paris : « il se tire fort peu de cochenille pour la France » (lettre de Ch. de Haffrenques à P. Canaye, juillet 1564).

1. Jean Canaye, de Paris, à Philippe Canaye, à Toulouse, 16 février 1568.

2. Lettre de Marin Regnault, de Paris, à S. Le Comte à Toulouse, le 29 juin 1580 : « J'é entandu y aura ceste année grande quantité de coquaignes, je dis autant y a eu de dix ans, qui me faict dire ne sera pour augmanter le pastel. » Il y avait à Paris à la fin du xvie siècle un sieur Claude Coquaigne qui tirait sans doute ce nom ou plutôt ce surnom du commerce du pastel auquel nous le voyons mêlé (lettre de Valentin Targer, de Paris, à S. Le Comte à Toulouse, 15 fév. 1579, papiers Vuaflart).

3. Littré, dans son Dictionnaire, fait allusion à cette étymologie languedocienne, mais en seconde ligne seulement.

4. Dès 1578 Jean Rouillé est en correspondance d'affaires avec M. Macault, marchand à Toulouse ; en 1582 le fils de Jean Charpentier, de Paris, est placé dans cette maison. En 1580 Les Gobelins sont en relation avec Guillaume Berthélémy, autre marchand de Toulouse.

5. S. Lecomte est qualifié « habitant de Paris » sur un laisser-passer de Toulouse à Paris signé par le vicomte de Joyeuse, le 10 novembre 1568, et plus tard (1577) il est encore appelé « marchand de Paris ». Il descend tantôt à l'hôtel des Balances, tantôt au Château de Milan. En 1571 et 1577 il est, sur les suscriptions des lettres, expressément qualifié « facteur de M. Rouillier [Jean Rouillé] marchand de Paris » ; il fait aussi des affaires pour les Gobelins tant à Bordeaux qu'à Toulouse.

6. Eu 1572 Nicolas Gobelin va de Paris à Toulouse à cheval, puis de Toulouse à Bordeaux par eau, semble-t-il (lettre du 18 avril 1572 à S. Lecomte, etc.).

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