‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 343 sur 558 · QUELQUES ÉLÉMENTS DU BUDGET DE L'ÉGLISE · texte numérisé non relu

QUELQUES ÉLÉMENTS DU BUDGET DE L'ÉGLISE

S 1. Recel les. — Usages testamentaires. — Legs Portail : La Faye fidéicommissaire. — Legs du duc de Bouillon à Lobéran. — Le « procureur » de l'Eglise reçoit les legs aux pauvres. — Testament de la veuve du cardinal de Châtillon. — Procès à soutenir au nom des pauvres. — Affectations spéciales : « pour aider au mariage, » etc. — Capitalisation d'un legs de Rucquidort. — Le notaire du Consistoire et ses tribulations. — Autres ressources : collectes et taxes.

S 2. Dépenses. — Hospitalisation des pauvres. — Bourses d'études. — Traitement des pasteurs. — Missions confiées à l'Eglise de Paris en matière financière ; en matière disciplinaire.

Conclusion. — Rôle important de l'Eglise de Paris. — Circonstances favorables en 1606. — Tolérance manifestée simultanément à La Rochelle et Charenton. — La question religieuse dans les capitales étrangères : Moscou, Venise, Prague, Vienne. — Appréciation du Mercure sur le transfert à Charenton. — Appréciation de Michelet. — Une statue et une médaille pacifiques.

Sous le règne d'Henri IV les terrains affectés aux cimetières de la Trinité et de Saint-Père étaient les seuls immeubles que les réformés eussent l'autorisation de posséder à Paris ou dans les faubourgs pour l'usage de la communauté. Ils n'avaient ni hôpital, ni école, ni maison destinée aux séances du Consistoire : il se réunissait chez l'un ou l'autre des anciens, quand ce n'était pas à Ablon (et plus tard à Charenton).

A Ablon même les réformés possédaient également un cimetière, dont nous savons peu de chose 1, la « maison des degrez v> ou « petit temple » où se fit d'abord le culte (acheté en 1600,

1. L'Estoile, Journal, dimanche 24 août 1603 : « Un nommé Frequevills passant l'eau à Choisi pour aller prêcher à Ablon chut dans la rivière et se noya. Il le fallut porter à Ablon pour l'enterrer, parce que ceux de Choisy, à cause de la religion, lui refusèrent la terre pour sépulture. » Casaubon enregistre cette mort (sans parler de l'enterrement) dans ses Ephéméridcs (9 des kal. de septembre) ; on a imprimé dans l'édition de 1850, p. 512 : Frigenilla. 11 faut lire dans l'un et l'autre cas Frégeville.

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