Ci-dessus chap. II, § 4 ; p
3. Autobiographie de P. du Moulin, B. h. p., 1906, p. 368 où on lit à tort : 1591 au lieu de : 1589-90.
4. On a supposé : un membre des familles Courault du Portail, du Blésois (B. h. p., 1906, p. 573 ; Fr. prot., 2' éd., I, 139 ; III, 400 et 1013) ; ou Chalmot du Portail (Fr. prot., III, 1011). Antoine Portail, Béarnais venu à Paris à la suite de Jeanne d'Albret, épousa vers 1558 une cousine d'A. Paré (voy. Le Paulmier, A. Paré, 1885, p. 375). Trois de ses fils furent conseillers au Parlement : Paul en 1586, Gabriel, Adrien en 1598 (Traité hist. des familles de Paris, bibl. de l'Arsenal, ms. fr. 5031, fol. 537).
7. Mandement de Charles IX appartenant à la famille du baron Portai (B. h. p., 1859, p. 3) qui croyait à tort le « général » rentré dans la vie privée après cette date.
est adressé précisément au « général Portai. » C'est sans doute le « financier protestant très attaché à sa religion » qui en 1568, après avoir été emprisonné, pour sa foi, à la Conciergerie de Paris, fut envoyé auprès du prince de Condé par Catherine de Médicis pour négocier la paix l. Le legs se place peut-être entre 1579, où La Faye alla au synode de Figeac, et 1589 où il fait bénéficier Du Moulin de cette libéralité. Quant au montant, nous l'ignorons. Nous ne savons non plus s'il y aurait quelque rapport entre cette affaire et un versement de 600 livres fait par La Faye à J. Tardif 2 dans l'année où le Consistoire se procure d'autres ressources en vendant sa maison d'Ahlon (1605).
Les minutes du notaire François renferment pendant ces premières années du XVIIe siècle plusieurs documents précieux à cet égard, non seulement des testaments 3, mais aussi des arrangements de famille et autres actes concernant la délivrance de legs faits antérieurement.
Nous apprenons ainsi que les princes, aussi bien que les bourgeois, faisaient une place à l'Eglise dé Paris ou du moins à ses pasteurs dans leurs actes de dernière volonté : par exemple le jeune duc de Bouillon, « prince de piété et de courage » (comme dit A. d'Aubigné), mort en 1588 à l'âge de vingt-cinq ans4. Comme La Faye pour le legs Portai, un pasteur apparaît ici encore