‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 349 sur 558 · Mouchamps (Vendée · texte numérisé non relu

Mouchamps (Vendée

414 l'église réformée de PARIS SOIS HENRI IV

le 7 septembre 1000 « en l'hostel de noble homme M" Isaac Poupart, secrétaire de Madame, so>ur unicque du roy, » où peut-être avait lieu ce jour-là une réunion du Consistoire l.

Le pasteur La Faye figure cette fois non comme légataire, mais comme capitaliste, d'accord avec sa femme Anne de Rueil, pour faciliter un placement au denier seize (0,25 0/0) lait par le Consistoire. Ils constituent à cet effet une rente annuelle et perpétuelle de cent livres tournois « au profïit de l'Eglise retl'ormée de Paris recueillie par la permission du roy à Charenton-Saint-Maurice. » Deux anciens que nous avons déjà rencontrés, hommes de loi l'un et l'autre, sont « acquisiteurs au nom et profit de ladite Eglise » : « noble homme M. Christophle Bochart, advocat en la court du Parlement, à Paris, et M. Samuel du Fresnoy, procureur de lad. court. » La Faye paiera la rente par quartiers à partir du 30 septembre 1000. Le capital de garantie est représenté par diverses terres et maisons lui appartenant, entre autres celle où il élit domicile, louée à M. de Massicault près la porte Saint-Germain.

Les représentants du Consistoire déclarent que la somme de 1600 livres par eux placée se décompose ainsi : « Sçavoir quinze cens livres tournois provenues du legs testamentaire faict par deffunct noble homme M. Pierre de Rucquidort, vivant advocat en lad. cour de Parlement à ladicte Eglise refTormée, et cent livres tournois prises des deniers des pauvres de ladicte Eglise. » Une clause additionnelle stipule ce qui suit : « combien que ladicte rente de cent livres tournois soit dicte annuelle et perpétuelle, elle sera racheptable à tousjours en rendant pareille somme de seize cents livres avec les arrérages. »

Comme la signature de P. de Rucquidort se lit encore au bas d'un acte du 31 mars 1005 -, il était donc mort depuis peu, et les fonds légués par lui avaient été remis promptement au Consistoire, lorsqu'on en fit ce placement.

Dans ces questions financières concernant les ressources de l'Eglise et les fonds des pauvres, il était indispensable que tous les signataires fussent des hommes en la compétence et la discrétion desquels on put avoir toute confiance. C'est pourquoi nous voyons, en ces occasions, les représentants de l'Eglise tou-

1. Cf. ci-après Pièces justificatives, XVI (testament d'E. d'Autheville, 1605, note) et B. h. p., 1896, p. .'$46, svir la famille Poupart de Xeuflize.

Page 1