‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 351 sur 558 · Synode de la Rochelle (Aymon, Synodes, I, p · texte numérisé non relu

Synode de la Rochelle (Aymon, Synodes, I, p

3. Ils ne refusaient pas d'ailleurs — bien au contraire — d'avoir des clients protestants : par exemple sur le « Répertoire des minuttes de la pratique de Me Richard Rourgeois » (notaire de 1598 à 1634 dont le successeur actuel Me Démanche a aimablement facilité mes recherches) j'ai relevé un assez grand nombre de noms certainement ou probablement portés par des protestants : Salomon Jaffré (1598), Anthoine de Laval, Ezéchiel Robert, Pasquette Gobelin, Jean Tavernier (1599), Zacharie de Ribe, Esaïe Gastinel, Daniel Curât, Nicolas de Jurie, Abraham Sàugrain (1600), Charles Falaiseau, Daniel de Chandieu (1601), Isaac Caulmont, Abraham Petau, Suzanne Canaye (1602), Pierre Maleray, Manassé de Juilly (1603), Pierre Rezart, Saladin d'Anglure, Abraham F allai seau, Eleazar Servin, Philippe Vendosme (1604), Pierre du Moulin, Jean d'Uisseau, Jean Gobelin (1605), Antoine Arnault, Geneviefve Canaye (1606), Nicolas Vallée (1607), Antoine d'Aubigné (1608), Samuel de Chezelles, Abraham Marthineau, Jean Poupart (1609), Hélie Rigot, Jean Papillon, Jeanne de Rosny (1610).

4. Pièces justificatives, XXVII. C'est en 1610 que M' François aurait cessé d'être en fonctions, d'après le tableau de la chambre des notaires.

Grâce aux documents rassemblés ci-dessus nous serons désormais dans une ignorance moins complète qu'on ne l'était jusqu'ici sur l'origine et la nature des ressources mises par testament à la disposition de l'Eglise de Paris, mais il n'est pas encore possible d'évaluer le chiffre total de ce chapitre des recettes. Il était peu considérable relativement à ce qu'il devint dans le cours du xviT siècle 1.

Les legs ne sont que des recettes extraordinaires. L'Eglise de Paris avait naturellement aussi et surtout des recettes ordinaires : ainsi, pour les pauvres, les collectes faites tous les dimanches à la porte du temple par les anciens présentant une « boîte » aux fidèles, et pour les frais du culte les taxes ou cotisations que s'imposaient les membres des Eglises avec l'autorisation expresse de l'Edit -. Mais, à notre vif regret, en ce qui concerne Pa-

1. Au moment de la Révocation « le Consistoire a plus de cent mille livres de rentes sous les noms des sieurs Massanne, etc. » ; c'étaient, semble-t-il, dix membres du Consistoire : Bib. nat., ms. fr. 21622, fol. 182, mémoire anonyme de 1685 environ ; on y voit que l'un des anciens, Papillon, avait en 1650 été institué exécuteur testamentaire d'un nommé Mouche qui chargeait le Consistoire » d'envoyer des ministres dans les pays les plus éloignés : » parmi ses biens, « considérables, » se trouvaient « deux héritages à porte cochère de plusieurs corps de logis sis rue du Colombier ayant veue par derrière sur l'Académie de M. de Vandeuil (?) rue de Seine » (c'est-à-dire vers le n° 10 de la rue Jacob). D'après un autre document il y avait en 1667 une somme équivalant à 240 livres sterling à répartir entre six pasteurs (F. de Schickler, Les Eglises du refuge, t. II, p. 258, note). Nous ne savons s'il s'agit de Claude Mouche, client de Me R. Bourgeois en juin 1625, ou de Henry Mouche, filleul du comte de Nassau et de Mlle de Rohan à Paris en 1598 (B. h. p., 1872, p. 221) ; Nicolas Mouche était valet de chambre de Coligny qui lui léguait 500 francs en 1569 (B. h. p., 1852, p. 267) comme sa fille Louise léguait 500 francs en 1569 1620 à Charlotte Mousche, « vefve d'Avon » près Fontainebleau (B. h. p., 1885, p. 587).

En 1631 Mathieu Guerlin, de son vivant au service du roi de Bohème, lègue au Consistoire 4.000 livres « pour des usages pieux et la récompense de quelques siens serviteurs » (Drelincourt à Rivet, 27 mars 1631) ; cf. Douen, Benne, II, 488). A. Hubert en 1634 et C. Meusnier en 1654 font des dons spéciaux pour la bibliothèque du Consistoire (B. h. p., 1906, p. 56, 68, 287).

L'héritage le plus important que reçut l'Eglise de Paris fut celui du maréchal de Gassion (300.000 livres) en octobre 1647.

2. Art. 43 des particuliers : « Permet Sadite Majesté à ceux de ladite Religion eux assembler par-devant le Juge royal, et par son autorité égaler et lever sur eux telle somme de deniers qu'il sera arbitré être nécessaire pour être employez pour les frais de leurs synodes et entretenemens

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