‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 353 sur 558 · Ci-dessus, chap. II, § 1, p. loi · texte numérisé non relu

Ci-dessus, chap. II, § 1, p. loi

ralités à leurs seuls coreligionnaires : les testaments d'Elisabeth d'Autheville par exemple et de Ph. Danfrie nous ont montré une large part faite aux catholiques aussi bien qu'aux protestants, qu'il s'agît de prisonniers ou de jeunes fdles pauvres.

Un chapitre des plus caractéristiques du budget de l'Eglise est celui des bourses accordées aux futurs pasteurs. De 1589 à 1593 Du Moulin reçoit ainsi une allocation annuelle de 50 écus prélevée sur le legs Portail : A. de La Paye l'avait ainsi « obligé à l'Eglise de Paris, » c'est-à-dire qu'il avait assuré à cette Eglise un droit de préférence sur les services éventuels du jeune boursier.

Nous publions un spécimen des conventions conclues en pareil pas : en 1606 Th. Ferreur, agissant toujours par procuration de « Messieurs les ministres et anciens de l'Eglise refformée » s'entend avec les parents responsables de la tutelle d'un étudiant, Jehan Chippault - - sa grand'mère, son beau-père et sa mère demeurant rue de Seine — « pour lui aider à achever ses estudes es bonnes lettres, et nommément pour estudier à la vocation du sainct ministère afin de servir un jour moiennant la grâce de Dieu ladite Eglise reformée. » La subvention annuelle est de 100 livres qui seront remboursées par la famille si le boursier ne devient pas pasteur l.

Les étudiants parisiens à cette époque fréquentaient en général l'une ou l'autre des cinq académies suivantes : Sedan (établie en 1573 par le duc de Bouillon), Montauban - et plutôt Saumur (fondées en 1598 par le Synode national), Genève et Leyde.

Quant au traitement des trois pasteurs qui résidaient alors à Paris (sans compter Couët venu pour un trimestre de temps à autre), nous avons en vain cherché quelque compte précis. Nous savons seulement que les pasteurs de l'église de Madame rece-

1. Il semble bien que ce fût en effet le cas (Pièces jnstif., XVII) ; ce Jean ne figure pas parmi les Chippault (sic) qu'énumère la Fr. prot. (2' éd., IV, 33D, peintres et sculpteurs d'une famille probablement saintongeaise établie quelque temps à Fontainebleau (B. h. p., 1901, p. 549). Le 29 septembre 1611, à Charenton, Elizabetb Chilpault est marraine d'un enfant baptisé par le pasteur S. Durant et dont Philippe Durant est parrain (B. h. p.,

2. Comptes présentés en 1605 par le trésorier général des finances « Darnant » (ce qu'il faut lire sans doute « Arnault »>), dans Le B. h. p., 1877, p. 407.

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