Et non Monlieu comme on l'a réimprimé jusqu'ici
2. .1. Le Fèvre, Recueil, etc.. de 1686, p. 145. .'{. Cf. Discipline, chap. XII, art. 14.
440 l'église réformée DE PARIS SOTS HENRI IV
faire à Abloh* ayant esté rapproché de deux lieues et transféré là sous la permission et commandement de Sa Majesté, qui, pour l'aucthorizer, y envoya des archers et un exempt des gardes, afin de contenir le peuple en son devoir. L'assemhlée estoil de trois mille personnes ou environ. »
Comme le seigneur de Charenton manifestait toujours des dispositions hostiles, le garde des sceaux M. de Sillery lui confirma la volonté du roi qu'il n'y eût « aucun empêchement ; ->• cependant deux jours après ce premier culte J. Le Bossu tint à faire enregistrer une nouvelle protestation : quatre-vingts ans plus tard les réclamations de son arrière-petit-fils nous ont conservé l'écho de cette plainte :
« Le sieur de Charenton, voyant que la disposition formelle des édits de pacification et principalement de celuy de Nantes ne pouvoit empescher cet establissement, et que l'on le privoit aussy d'user de son droit de retenue féodale quoique la maison du fief de la Rivière eust esté l'ancien manoir de la seigneurie de Charenton qu'il avoit grand interest de réunir, il se servit du dernier moyen qui luy restoit et qui lui) fut secrètement permis, afin de conserver ses droits pour un temps favorable, qui fut de réitérer ses protestations par devant deux notaires au Chastellet de Paris, le 29 du mesme mois d'aoust 1606 -. »
Cependant, en vertu du régime féodal, les nouveaux acquéreurs devaient payer au seigneur certains droits, et lui faire une déclaration de « foy et hommage. » Le Bossu faisait mille difficultés pour admettre cette formalité secondaire qui semblait préjuger la validité de l'acte principal. Le mois de septembre se passa en négociations dont nous ne connaissons qu'un court résumé 3.
1. L'Estoile emploie ici presque textuellement les termes du procèsverbal de la veille, qu'il a peut-être connu.
2. Arch. nat., anc. cote S. 4668. Autre copie Ms. fr. 20.965, f. 118 et suivants.
3. Archives nationales S. 4668 (anc. cote). Copie dans les Papiers Ch. Read, à la Bibl. hist. prot., pièce de 1687 : « Les relïlgionnaires voulurent s'asseurer pour l'advenir dans leur establissement, et firent tous leurs efforts pour composer avec le seigneur de Charenton de l'indemnité qu'il pouvoit prétendre ou pour leur permettre de prendre une autre maison dans le mesme lieu pour faire leur exercice, mais sa religion qui lui avoit fait faire tant de démarches, et le droit qu'il se vouloit conserver de les expulser de son bourg quand il plairoit au Roy luy firent rejeter tous ces advan-