‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 393 sur 558 · des kal. de février, Ephémérides, p · texte numérisé non relu

des kal. de février, Ephémérides, p

3. 11 est parrain à un baptême en 1605 (Registres publiés dans le />'. h. /).. 1872, p. 263).

4. ■ L'Eglise de Dieppe émue de zèle, par l'ordonnance du Consistoire, le 22 décembre 1606, leur donna 158 livres et les reçut à la communion de H Cène le dimanche 24. Lorsqu'ils partirent, on leur donna des lettres de recommandation pour les Eglises de Rouen et de Paris (DAVAL, Hist. de la Réformation à Dieppe, édition Lesens, 1878, t. I, p. 176).

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la liturgie de l'Eglise d'Angleterre, mais parfois aussi la chaire est occupée par un pasteur français, et quelques réformés parisiens privilégiés, comme Casaubon, sont admis à l'entendre *. Plus tard, l'ambassadeur recommença à aller de temps à autre à Charenton -'.

La hiérarchie et la liturgie de l'Eglise anglicane étaient bien faites pour plaire à Casaubon qui regrettait de ne pas trouver la discipline de l'Eglise réformée en plus grande harmonie avec certaines traditions anciennes. « Vous sçavez, écrira-t-il bientôt à sa femme, combien j'admire l'Eglise d'Angleterre où l'on a osté les abus que le long temps a introduits en l'Eglise romaine ; et on y a gardé la forme de l'Eglise ancienne que les autres ont entièrement faite neufve. Il est impossible que ceux qui ont diligemment estudié l'antiquité adhèrent à eux sans grand regret, veu mesme que l'amour de ces nouveautés est très dangereuse et de très pernicieuse conséquence. J'ay ouï tenir à M. du M. des maximes que je déteste 3. »

Et après avoir vu les anglicans célébrer la communion « bien autrement qu'en France, » il écrira encore : « Je t'aime, ô Eglise anglicane, toi qui te rapproches le plus de l'ancienne Eglise. Le seigneur Jésus nous fasse la grâce de voir V Eglise véritablement réformée 4 ! -> (Ceci par opposition voulue ou inconsciente à l'épithète que les adversaires appliquaient à l'Eglise prétendue réformée) .

Pour des raisons analogues ce culte anglican était aussi favorablement apprécié par un catholique modéré, sympathique jusqu'à un certain point au protestantisme ; l'Estoile après avoir « baisé les mains » de l'ambassadeur, ne craint pas d'assister « dans sa salle » au service anglican ; un ami lui sert de « tru-

1. C'est ainsi qu'il faut comprendre l'expression des Ephémérides (ides d'avril 1608) : Gallo pnstore concionante, qu'un traducteur, prenant le Pirée pour un nom d'homme, rend ainsi : « le pasteur Gall a fait le sermon ■• (B. h. p., 1854, p. 464).

2. Ainsi le 7 août 1611 « Messire Thomas Edmond, amhassadeur pour le roy d'Angleterre, » est parrain avec la princesse d'Orange, du fils d'un tailleur d'hahits (Registres, dans B. h. p., 1872, p. 268).

.3. Il s'agit prohablement de quelque propos trop véhément de Du Moulin contre les catholiques (Note en français, des kal. de mai 1611, British Muséum, Mss. Burn. ; cf. B. h. p., 1854, p. 550 et Nazelle, /. Casaubon, appendice, p. 213.

4, 3 des ides de novembre 1611, Ephémérides, p. 786, éd. Russell.

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