‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 406 sur 558 · Discipline, ch. VI, de l'Union des Eglises, ait. 1 et · texte numérisé non relu

Discipline, ch. VI, de l'Union des Eglises, ait. 1 et

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était l'antéchrist, et cette thèse a été insérée dans la Confession de foi des Eglises réformées par le Synode national dont Ferrier était vice-président (Gap, 1003) : décision qui fut de si grande conséquence sur les rapports des deux Eglises (romaine et réformée) entre elles, et avec l'Etat. A Gap P. du Moulin avait pu faire la connaissance de son collègue, alors, comme lui-même, dans la force de l'âge. Ils s'étaient revus à l'assemblée de Châtellerault en 1605. Ambitieux de notoriété, Ferrier ne demandait pas mieux que de venir à Paris. Au commencement de 1007 l'Estoile note qu'on lui a donné « une nouvelle fadaize en vers » intitulée « Consultation sur des cas de conscience, par le père Cotton, Jésuite, et Du Ferrier, ministre de Charenton l. » Au printemps, peu après le Synode et malgré ses décisions peu encourageantes, le Consistoire de Paris demande directement à celui de Nîmes de lui céder Ferrier, et essuie un nouveau refus 2.

Cependant en novembre 1008 Ferrier prêche à Charenton, et de nouveau en juillet 1009 :!. C'était après la mort de La Faye : on entendait sans doute alors les candidats à sa succession. Casaubon après le prêche de Ferrier, « ministre très éloquent, » écrit : « Que Dieu donne à son Eglise de fidèles pasteurs ! Amen. » L'Eglise de Paris avait renouvelé sa demande au synode national suivant (Saint-Maixent, mai-juin 1009) et sur les instances d'un pasteur dont nous allons parler ensuite, Durant, et d'un ancien que nous avons déjà rencontré, Du Pradel, le Synode, « pesant l'importance et le besoin de l'Eglise de Paris, » avait prié celle de Nîmes de lui accorder ce pasteur « ou pour toujours, ou du moins pour un an 4. » Mais les Nîmois ne consentirent à (« prêter » que pour six mois l'orateur trop recherché '.

Physiquement, Jérémie Ferrier était « un personnage de haute stature, ayant les cheveux noirs et frisés, le teint olivâtre, les narines ouvertes et les lèvres fort grosses" », bref, un de ces Languedociens dont quelque ancêtre était né sans doute sur les rivages africains de la Méditerranée. Moralement il avait un

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