‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 430 sur 558 · Ci-dessus, II' partie, chap. IV. S 4, p · texte numérisé non relu

Ci-dessus, II' partie, chap. IV. S 4, p

3. Voir l'étude de M. Cans sur la Caisse du Clergé dans le H. h. /»., 1902, p. 225, notre article dans le même recueil. 1907, p. 233, Pasteurs et autres protestants pensionnés de 1606 à 1617, et les listes publiées par nous d'après les manuscrits des Archives nationales (Gs 853-855).

déposé dès 1596 ; à partir de 1608, devenue veuve, elle continue à toucher, pour son compte personnel l. Un autre apostat, « naguère entretenu aux estudes aux dépens de l'Eglise de Montpellier, » Jehan de Plantavit, sieur de la Pause, à peine âgé de vingtsix ans, avait puhlié sa « déclaration catholique » à Paris en 1604. II a pu faire la connaissance du P. Coton à Montpellier en 1601 et touche sa pension une première fois en 1607 à la Flèche où était le collège des jésuites -.

Sur les listes figurent presque exclusivement des provinciaux — comme ces deux pasteurs de Normandie et du Languedoc — , et aussi des étrangers : des Genevois, des prêtres irlandais et anglais. Parmi les pensionnés en résidence à Paris je ne relève que les noms de Frédéric de Salis, écuyer (300 1.) 3, François Brisson, « escholier estudiant en l'Université, demeurant au collège du Mans, » (60 1. le 14 juin 1606), et Michel Le Mercier, « hourgeois de Paris, demeurant sur les fossés d'entre les portes Saint-Michel et Saint-Jacques 4 », sans doute le médecin qui avait eu à Ahlon un différend avec Lobéran.

Certains ne venaient pas toucher la pension qui leur était attribuée : ainsi d'abord Georges du Soûlas, dit « le Suisse 5, »

1. Il s'agit probablement du village de Boulon, dans la campagne de Caen, canton de Bretteville-sur-Laize (Gallaxd, Hist. du prot. en Basse- Normandie, p. XXD. Son père ou un homonyme était en 1572 pasteur dans la même région, à Baron (canton d'Evrecy) et s'était réfugié à Londres après la Saint-Barthélémy {Fr. prot., 2e éd., t. II, col. 1015).

2. Quelques renseignements sur ce personnage sont épars dans la France protestante (1™ édition, t. VIII, p. 216 ; 2" édition, t. I, col. 24 ; II, col. 304 ; IV (additions au t. I), col. 1027 et 1070t. Cf. ci-dessus IIe partie, chap. IV, § 2, note. Il figure comme « autrefois pasteur à Béziers » sur le rôle des ministres apostats dressé au synode de 1607 (Aymon, I, 316 : « Il a le visage plein et la vue fort hasse »). Après un séjour à Rome, il devint professeur de théologie à la Flèche, puis aumônier d'Elisaheth de France, fille d'Henri IV, et enfin évèque de Lodève. Une monographie lui a été consacrée en 1910 par l'abbé Blaquière (librairie Valat, Montpellier, in-8°).

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