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Peut-être un Suisse, de la vieille famille de ce nom

4. Aujourd'hui rue Monsieur le Prince. Voir notre II' partie, chap. IV,

5. Dès 1601 les actes du Synode de (".lave portent : « Meleung, le sieur Suissius. » Bois-le-Boi, désigné vers cette époque comme lieu d'exercice, est à mi-chemin entre Melun et Fontainebleau ; les gardes suisses, pendant les séjours de la cour à Fontainehleau, formaient une portion notable de l'Eglise : ainsi peut-être s'expliquent la nationalité et le surnom du pasteur. Cependant il y a eu un pasteur Gilles de Saulas, de Montpellier, décapité en Dauphiné en 1561 (B. h. p., 1907, p. 338).

triste pasteur, toujours en quête d'expédients. Dès 1005, semble-t-il, il négociait le prix de son abjuration i, puis renonçait, pour le moment, à se présente à cette caisse-là, préférant bénéficier jusqu'à nouvel ordre de la subvention mise par le roi à la disposition des réformés : et, par l'entremise de Sully, l'Eglise de Fontainebleau — celle dont « le Suisse » était pasteur, - - touche précisément alors cinq cents livres de plus qu'elle n'avait droit -. Le receveur général du clergé n'avait inscrit que « quatre cents livres pour pension d'icelles deux années » (1607-8) ::. Mais en 1012 Soûlas touchera huit cents livres d'un seul coup 4 et, plus tard, nombre d'autres « deniers » sous des formes diverses. Ayant quitté son Eglise « sans congé » dans l'automne 1010, lorsqu'après la mort du roi le parti du clergé parut décidément le plus avantageux à suivre, il fut déposé « pour malversation '>. » Sa « Déclaration sur le subject de sa conversion à la foy catholique » fut imprimée en 1013 à Paris par un autre apostat : Antoine Estienne c.

Tels autres, anciens moines devenus protestants, et même pasteurs pendant quelques années, disaient vouloir rentrer dans l'Eglise romaine, et pour leur faire reprendre l'habit de leur ordre en grande pompe dans la capitale même, on les y faisait venir en pourvoyant à leurs frais de route depuis l'extrémité de la France : ainsi un Augustin défroqué nommé Corneille touche à Nîmes, chez le trésorier des décimes, en juin 1000, cent livres « pour faire son voyage ; » mais l'argent, une fois empoché, sera employé à un autre usage : l'ex-moine devenu ex-pasteur ne pa-

1. Après rassemblée de Châtelleraut Du Plessis écrit à Rivet, le 28 août 1605 (Mémoires de Mornay, édition de 1652, t. I, p. 127) : « Je ne seay si vous avés sceu le soupçon où on est de M. Soulaz. 11 y en a des causes assés urgentes. 11 faut voir quelle en sera l'issue. Si parloit-il (sic) icy bien csloi-

gné de là. »

2. QuiCK, Sgnodicon, I, 3:55 : blâme adressé à cette Eglise par le Synode

national de 1609.

3. En 1607 le Synode national le refuse à l'Eglise de Castillon « veu qu'il n'a point de congé de la province de l'Ile de France » (Aymon, I. p. 330). En 1607 et 1608 deux Synodes provinciaux réunis à Cbarenton admonestent le sieur Soûlas « de demeurer à Bois-lc-Roi comme estant lieu de bailliage » (H. Stkin, Curiosités locales, Fontainebleau, 1902, p. 83).

4. Pensions, etc., publiées dans le H. h. />., 1907, p. 238 et 255.

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