‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 454 sur 558 · Daillé, Lettre à M. de Monglat, 1634, etc · texte numérisé non relu

Daillé, Lettre à M. de Monglat, 1634, etc

4. Ils moururent en 1623, 1666, 1677 (/«Y. prol., 1" éd., I, 449).

5. L'Estoile, Journal, p. 505 (13 avril 1609), à propos d'un Codex cunonum relus ecclesim romanœ. Drelincourt, autre client des Varennes, parle d'eux, par exemple dans une lettre (inédite) à Rivet, du 25 mars 1638 (ms. bibl. de

Leyde).

6. France prol., 2 éd., II, 344 ; Douen, Révocation, II, 126.

7. Journal, p. 409 (12 déc. 1606» ; cf. 28 sept. 1607 : <« Bérion m'a dit qu'on lui avoit voulu donner à imprimer un petit discours De V impossibilité des deux religions, dont je l'ai déconseillé. »

LIBHAIHKS ET IMPRIMEURS 539

le bibliophile note : « hoc est A paris >, » ainsi le Réveille-malin charitable (1007), la Conférence entre le ministre Giçjord et le père Cotton, jésuite (1008) -. Enfin outre ce qui sort réellement des presses de Saumur, Sedan, etc., et ce qui vient de la foire de Francfort, ou de Leyde, ils vendent beaucoup de livres de Genève.

Saint François de Sales n'était pas seul à déplorer l'incessante activité de trente imprimeries par lesquelles Genève « remplissait toute la terre de ses méchants livres. » Du moment qu'elle était faite « à Genève » une publication était suspecte aux autorités civiles et ecclésiastiques dans tout pays où le souverain était catholique, en France notamment.

Aussi quelques imprimeurs avaient-ils imaginé de mettre au frontispice, au lieu de Genève, comme lieu d'impression : Colonia Allobrogum (Cologny près Genève) ou : ex typis Sancti Gervasii (Saint-Gervais, quartier de la ville, sur la rive droite du Rhône). Chose singulière, ce subterfuge assez puéril reçut une consécration officielle à la suite d'une mission confiée par les Conseils de la République à Pyrame de Candolle, ce négociant provençal fixe aux bords du Léman dont nous avons signalé les fréquenis voyages d'affaires à Paris aussitôt après l'Edit.

En septembre 1009 le négociateur se rend au château de Monceaux en Rrie et est reçu sans apparat par le roi « durant son dîner. » Il écrit ensuite aux « magnifiques et très honorés seigneurs » de Genève : « Je remontrai les difficultés et empesche ments que les subjets de Sa Majesté de Paris et de Lyon donnoient aux marchands libraires de vostre ville, faisant entendre à Sa Majesté que vos Seigneuries ne croient point qu'elle fut avertie de ces difficultés au préjudice d'une ville à qui elle faisoit cet honneur que de l'aimer et désirer sa conservation entière ; la suppliant très humblement de vouloir donner telles provisions que sa prudence jugeroit nécessaire pour le soulagement du libre commerce ainsi qu'il avoit permis par ci-devant. Le Roi me repartit qu'il ne l'entendoit pas ainsi. » Une fois de plus Henri IV se montre favorable à toute mesure libérale qui favorisera les bonnes relations internationales, la paix religieuse et l'essor du commerce. Il met donc P. de Candolle en rapport avec le chancelier par l'intermédiaire d'un conseiller au Parlement, pro-

Page 1