Pourparler, etc., cite'' ci-dessus, p. ">(li
testant apparenté à des familles genevoises, M. de Bullion i. Ce haut fonctionnaire est d'abord moins bien disposé que le souverain : « Nous allâmes trouver Monseigneur le chancelier en présentant les lettres de vos Seigneuries, sur le sujet desquelles il fit plusieurs difficultés, mais finalement il accorda de mettre sur la première page Sancti Gervasii et non Aurélia Allobrogum, quoi que je puisse lui remontrer. »
Quelques jours plus tard, le 27 septembre 1609, Candolle écrit (de Paris, comme le 17) qu'il a obtenu du roi et du Conseil des lettres patentes accordant « le libre commerce » pour tout ce qui concerne la librairie : « Particulièrement il sera permis de mettre à tous les livres de humanités et autres qui ne traitent de théologie : Colonhe Allobrogum, qui étoit tout ce que vos demandants se pouvoient promettre afin que leurs livres puissent sans soupçon être débités partout. Ayant fait allusion à Colonia Alpina cela a été trouvé bon, plutôt que d'y apposer Aureliœ Allobrogum. J'en ai retiré rière moy les patentes, desquelles je serai porteur après les avoir fait signifier aux libraires d'ici, afin qu'ils n'en prétendent cause d'ignorance -. »
Outre les difficultés d'ordre économique relatives aux transactions internationales, les libraires protestants avaient, pour les livres imprimés à Paris même, des difficultés d'ordre politique et ecclésiastique à surmonter. Je ne connais cependant à cette époque aucun exemple de livre protestant condamné et brûlé par la main du bourreau comme cela avait été si souvent le cas au xvi" siècle et comme cela devait se reproduire de nouveau plus tard (après 1641 surtout). Mais s'il n'y avait plus persécution violente, on était bien éloigné de la liberté de la presse.
En 1607 l'Estoile achète « une nouvelle bagatelle » qu'on criait devant le Palais de justice : « Happelourde des Ministres et A poslal s ; » elle ne tarde pas à être défendue et saisie par la