H. Rotan, Rcsponse, etc., p
Plus tard il obtiendra le bonnet de docteur en théologie et le titre de protonotaire du Saint-Siège 1. Le roi de son côté, renonçant à ses préventions, le nommera professeur de langues sémitiques au collège de France : « linguse hebraicse aliarumque orientalium professor et anagnostes regius - », et enfin « chronologue royal après qu'il eut écrit l'histoire des événements sur- V( nus depuis 1589 •"•.
Il était extrêmement fier de ses titres et les étalait à tout propos, et même hors de propos4 ; un jour il déclare qu'il accepte de montrer « à de Bèze, Couet, Louperrant et tous leurs compagnons loups ravissants, qu'ils sont en hérésie, et ce par la seule et simple parole de Dieu en latin, grec, hébreu, françois, aleman, italien, espagnol, anglois, escossois (sic), ad aperturam librorum : je dis par leurs livres mesmes, et s'ils veulent passer en Orient je leur monstreray leur condamnation en syriaque, chaldaïque, rabbinique, arable, Turc, persique, arménien et a thiopique, en chacune langue par son propre dialecte et chacune {sic) dialecte par son propre charactere, je l'enlreprens à la peine de ma vie, etc. ~> » Les vrais savants n'empruntent pas, ordinairement, de semblables boniments aux bateleurs de foire. Il est certain pourtant que si Cayer n'était pas passé maître en toutes ces langues, et s'il lui eût été difficile peut-être de parler '< écossais », il avait des connaissances philologiques élémentaires plus étendues que la plupart des docteurs de Sorbonne. Il était,