Aymon, I
3. BENOIT, Histoire de l'Edit, I, 442 ; cf. lettre de Sully ail Synode. 21 mars 1607 (Mém. de Sully, II, 176).
4. Gédéon de Serres du Pradel, sieur de S. Montan. Le B. h. p., 1S72, p. 264. imprime à tort : de Sevré, de S. Montait, et de Crox. C'est en 1608 qu'Henri IV anoblit i\u Cros et le nomma président de la chambre de L'Edit a Grenoble (Fr. prot., 2" éd., t. V, col. 66<»>.
sa femme est marraine du fils d'un ancien de l'Eglise de Paris.
En octobre l'assemblée de Jargeau désigne six candidats parmi lesquels le roi, suivant l'avis de Sully 1, choisit Villarnoul et Mirande. Outre celui-ci, Rochelais, on avait inscrit sur la liste des candidats du tiers-état, avec Maniald, un ancien du Consistoire de Paris, Bédé de la Gourinandière -.
Jacques de Jaucourt, gendre de Du Plessis-Mornay, appartenait à l'illustre famille auprès de laquelle Couët avait exercé son ministère avant de venir par « quartier » à Paris 3. Il n'était pas à Jargeau. Pour le remplacer dans la députation qui porta au roi les « compliments requis, » l'assemblée délégua son président, M. de Montlouët, naguère commissaire de l'Edit pour l'établissement de l'exercice à Ablon ■'.
Pendant ce premier séjour à Paris (fin 1609) l'autre député général, Mirande, « poursuivit de faire ordonner que les frais de ladicte assemblée seraient payés par le roi : ce qu'il obtint, et à cette fin fut délivrée ordonnance par M. le duc de Sully, surintendant des finances, de la somme de six mil escus sur le trésorier de l'espargne, lesquels furent mis es mains de M. du Candal et distribué aux députés de chacune province à raison de douze cens livres pour chacune •"». » C'est une procédure analogue à celle que nous avons signalée lors de l'achat du cimetière du faubourg Saint-Germain en 1604 6.
Les députés précédents n'avaient pas été aussi heureux pour une autre réclamation, dont le succès eût assuré aux réformés un avantage beaucoup plus durable. Les cahiers présentés au roi en 1606, au moment de l'établissement du culte à Charenton, demandaient « que les six conseillers réformez, ou du moins trois, servissent ordinairement à Paris dans la Chambre de l'Edit, afin qu'il y eût assez de gens pour veiller à l'observation des Edits ". »
1. Lettre de Villeroy à Sully, 13 octobre 1608 (Mém. de Sully, II, 256).
2. Ci-dessus, 2" partie, en. III, p. 163. Cf. Anquez, Hist. des ass. polit., p. 224.
3. Ci-dessus, 2" partie, ch. II, p. 137. Le 19 avril 1609 « Madame de Villarnoul, Marte de Mornay » est à Charenton marraine d'une fille de P. Marbault (B. h. p., 1872, p. 267).