‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 99 sur 558 · FORTUNE DE F. DE LOBÉRAN · texte numérisé non relu

FORTUNE DE F. DE LOBÉRAN

C'était pour M' François un fort bon client ; sur ses registres nous voyons souvent reparaître la signature « François de Lobéran, » non seulement sur des baux et autres actes le concernant lui-même, mais comme témoin dans des contrats de mariage 1S procurations -, etc. îl paraît avoir eu une fortune mobilière et immobilière assez considérable, qu'il gère avec soin : en 1(H)1 par exemple il achète à Pierre Hatte, avocat au Parlement, « seize escus, deux tiers d'escu, dix sols, de rente annuelle ; » dès qu'il est devenu « seigneur d'Ablon, » il loue des terres à divers laboureurs.

Son collègue A. de la Faye lui donne à bail moyennant soixantequinze livres de rente annuelle une maison située rue des Cordeliers 3 qu'il ne paraît pas avoir occupée personnellement. Ces traditions de bonne économie domestique ne furent pas perdues dans la famille, et lorsque les gens de Turenne prennent en septembre 1652 le château d'Ablon et ses dépendances, ils constatent que « le gentilhomme sieur de Montigny avait exactement resserré ses moissons bien conservées avec celles de ses paysans 4. »

Dans maint acte passé devant Me François : baux, procurations, etc., paraît aussi la femme de F. de Lobéran, Judith de la Rougeraie ou Rogeraye •">. Il l'avait épousée probablement après la restauration de l'Eglise de Paris en 1594 : elle était de trente ans plus jeune et lui survécut un quart de siècle <-. Elle appartenait à une

1. De M. de la Coustaudière (1601, n° 427 ; Sully y intervient aussi) ; de Suzanne Gobelin (3 janvier 1604).

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