Lettre de l'empereur au cardinal Fesch, 16 mai
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sion, s'il 'en gardait encore, sur les dispositions actuelles du saint-père. Les termes de celte dépêche, naturellement moins bienveillante pour Pie VII que ne^rétait au fond celui qui l'adressait à Paris, étaient d'ailleurs parfaitement véridiques, et, sauf un peu d'exagération , rendaient un compte fort exact de ce qui se passait alors à Rome dans les conseils du gouvernement pontifical. « L'état d'irritation où se trouve aujourd'hui le saint-père est tel, disait M. Alquier, que je ne saurais trop répéter qu'il est capable de tous les éclats de la violence. Des cardinaux, effrayés des dangers dont la cour de Rome est menacée , ont vainement tenté d'adoucir sa résistance. Leurs représentations ont été repoussées avec l'opiniâtreté la plus désobligeante. Oserai-je le dire encore à Votre Excellence? cet homme n'est pas connu*. »