EXTRAITS DE LA LETTRE DC CARDINAL F E 50 H AU MINISTRE DES CULTES
7 août 1609.
... Le but de ce voyage a été tout à fait manqué ; le conseiller de préfecture M. Girard s'est obstiné à lui défendre
m PIÈCES JUSTIFICATIVES
(l'abbé ***, premier grand vicaire de Lyon) tout accès auprès du pape. Il n'a pas même voulu remettre ma lettre au saintpère, ni lui faire savoir que j'avais envoyé vers lui un de mes grands vicaires. En vain, cet ecclésiastique a présenté la lettre originale par laquelle Votre Excellence m'assurait que Sa Sainteté était libre do recevoir qui lui plairait. Mgr de Grenoble lui-môme n'a pas été plus heureux. Il n'a pu ni voir le pape ni obtenir qu'on lui remit les lettres de Leurs Éminences les cardinaux C^prara et Maury dont il était porteur, tandis que presque tous. les membres notables de l'administration, de l'état-major et plusieurs dames ont vu le souverain pontife , même en particulier.
D'un autre côté , il n'est pas moins désolant que les agents du gouvernement, tels que ce conseiller de préfecture, en agissent avec le pape d'une manière aussi dure. Le clergé et les catholiques de Grenoble ont été plus frappés de ses mauvais procédés envers le pape que de l'apparition de Sa Sainteté au milieu d'eux. . .
M. LE BARON DE CHABROL, PREFET DE MONTE- NOTTE, A S. E. LE MINISTRE DES CULTES.
22 août 1809.
Monseigneur, j'ai remis moi-môme à Sa Sainteté les deux lettres que Son Excellence m'a adressées pour elle. Elle les a lues attentivement et m'a annoncé qu'il s'agissait d'une affaire qui exigeait de la méditation , qu'elle y réfléchirait et qu'elle ferait incessamment réponse. Cependant, elle m'a dit qu'il lui serait nécessaire d'auspir auprès d'elle un conseil qu'elle pût consulter, en môme temps que des scoréiaires pour expédier
PIÈCES JUSTIFICATrV'ES 461$
ces sortes d'affaires suivant les formes canoniques. Je lui ai rappelé ce matin les réponses du moins préparatoires qu'elle m'avait promises, mais il m'a paru qu'elle ne s'en était pas encore occupée. Aussitôt que j'apprenderai quelque chose de nouveau à cet égard, je m'empresserai d'en faire part à Votre Excellence.
La santé du saint-père paraît très-bonne; elle n'a point souffert de son voyage. Sa Sainteté paraît satisfaite des dispositions prises pour tout ce qui est relatif à son logement et à la tenue de sa maison, elle a bien voulu me le témoigner. Quant à la population de cetie ville , elle est également resp«ctueuse et tranquille...
LETTRE DE l'eMPEREUR NAPOLÉON I^' A M. LE COMTE BIGOT DE PRÉAMENEU.'
Schœnbrunn, 23 septembre 1809.
J'approuve que tous commenciez par faire venir à Paris les cardinaux français. Ce premier pas fait , on verra ce qu'il sera convenable de faire pour les cardinaux du royaume d'Italie. Je vous laisse le maître de donner ce que vous jugerez convenable au patriarche qui est à Paris. Sur ce...
Celte lettre n'e-t pas i.isérée dans la correspondance de Napoléon l*"".