‹ L'Église romaine et le premier Empire 1800-1814; avec notes, correspondances diplomatiques et pièces justificatives entièrement inédits (volume 4)Chapitre 10 sur 83 · Mémoires du comte Miot de Melito, t. Ie>-, p · texte numérisé non relu

Mémoires du comte Miot de Melito, t. Ie>-, p

PREMIERS DÉMÊLÉS ENTRE PIE Vil ET NAPOLÉON 27

fils avant qu'il ait atteint l'âge de sa majorité, ni à aucune disposition qui, en le plaçant à mon préjudice sur le trône de Lombardie, donnerait par une faveur aussi marquée une nouvelle vie aux bruits répandus dans le temps au sujet de cet enfant*. »

Ce ne fut qu'après ce dernier refus, dont les motifs excitèrent au plus degré la colère de l'empereur*, qu'il s'était décidé h donner au prince Eugène Beauharnais la vice-royauté d'Italie. Ce choix le rejetait un peu plus qu'il n'aurait souhaité du côté de la famille de sa femme, et justement parce qu'il était alors presque ouvertement brouillé avec trois de ses frères. Napoléon attachait le plus grand prix à rester au moins le maître des futures destinées du plus jeune d'entre eux, Jérôme Bonaparte, qui. n'étant encore rien par lui-même, semblait ne pouvoir lui opposer de résistance. Il se trouvait toutefois que, par le plus malencontreux hasard, ce dernier frère, sur qui Napoléon avait reporté son bon vouloir, venait de se laisser aller à une démarche qui bouleversait entièrement les desseins de l'empereur. Embarqué comme simple officier à bord de l'escadre de l'amiral Willaumez, Jérôme Bona-

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