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114 L'ÉGLISE IlOMAlNE ET LE PREMIER EMPIRE
tenu prisonnier; dans li seconde- semaine de mars, il ëlait enfin parvenu à s*embarqaer pour Ti'ieste. De celte ville, rendant compte à M. Fox des derniers instants de son s'jour à Rome, M. Jackson n'hésite pas à reconnaître la convenance de rattilude pleine de modération et de dignité que le souverain pontife a gardé vis-à-vis de l'empereur des Français; il ne se loue pas moins de la façon parfaitement loyale et courtoise dont le saint-père et son secrétaire d'État en ont agi à son égard '.
Si la raison avait eu quelque part à la direction imprimée alors à la politique française à Rome, il semble que l'éloignement volontaire de M. Jackson aurait dû apporter un véritable apaisement dans les relations devenues à cette époque si tendues entre Napoléon P*" et Pie VII. La présence en Italie de ce zélé serviteur des intérêts britanniques, dont la correspondance diplomatique pouvait, par l'exactitude des informations, gêner ses combinaisons militaires, avait été, nous l'avons dit, la première cause de l'irritation du chef de l'empire français; c'était surtout pour s'en débarrasser que l'empereur avait, au début, exigé le renvoi de tous les sujets des puissances avec lesquelles il était en guerre. Après la démarche de Consalvi, M. Jackson ayant pris le parti de quitter lui-même la