‹ L'Église romaine et le premier Empire 1800-1814; avec notes, correspondances diplomatiques et pièces justificatives entièrement inédits (volume 4)Chapitre 48 sur 83 · Lctlre (le leniptieur à M. Fouché, T février · texte numérisé non relu

Lctlre (le leniptieur à M. Fouché, T février

230 L'KGLISt; ROMAINE ET LE I>rŒiMIEK EMPIKE

SOUS la direction du cardinal de Belloy, faible et respectable vieillard qui lui était entièrement dévoué, ne le satisfit pas longteiiips. « Rendez-moi compte, écrit-il bientôt après à M. Portails, de ce que c'est que le Journal des Curés. Celte feuille parait être dans le plus mauvais esprit, contraire aux libertés de l'Église gallicane et aux maximes de Bossuct^ » — « Je vous prie, mande-t-il à la même époque au duc d'Otrante, je vous prie de bien veiller à ce que ces ridicules discours ecclésiastiques, surtout contre les libertés de l'Église gallicane, finissent dans les journaux. On ne doit s'occuper de l'Église que dans les sermons 2. »

Cette maxime sommaire qu'il entendait imposer aux autres n'était point, à ce qu'il paraît, à son usage, car il venait, justement dans les premiers mois de celte année 1806, de s'occuper très-activement des afiaires de l'Église, et cela, pour régler le nombre, la nature et Tordre des cérémonies du culte. « On pourrait, écrivait-il à M. Portails, en rappelant la nécos.sité de consacrer les époques solennelles et de diminuer cependant le nombre des fêtes, qui distraient le peuple de ses travaux, proposer deux fêles : i°pour le loaoîit, celle de la Saint-Napoléon, qui consacrerait à la f jis l'époque de la naissance de l'em-

Page 1