LETTRE DE M. PORTALIS A L EMPEREUR NAPOLÉON
il mars 1806.
... Voire Majesté a daigné donner son approbation anx arlicles que j'ai eu l'honneur de lui soumellre sur les devoirs des sujets envers l'auguste personne de notre souverain. Comme ces arlicles étaient enlièremenl nouveaux, j'ai cru qu'il fallait avant tout m'assurer que M. le cardinal-légat les passerait sans difficulté aucune et qu'il n'y trouverait rien que de très-conforme à la doctrine chrétienne. Je connais le bon esprit de ce cardinal, mais je me méfie toujours de l'ergotisme de ses théologiens. En conséquence, je lui ai demandé une conférence chez moi, en l'invitant à venir avec eux pour discuter quelques objets intéressants. La conférence a eu lieu. Les articles agréés par Votre Majesté ont élé lus attentivement; j'ai répondu à tout, et il a élé convenu que la chose était excellenie et nécessaire, et l'approbation des articles dont il s'agit a été définitivement arrêtée.
Votre Majesté peut être convaincue que tout mon temps et tous mes soins seront consacrés à terminer les objets qui ont des rapports essentiels avec le bien du service. Plusieurs fois les anciens souverains ont projeté et annoncé des changements qu'ils n'ont pu jamais opérer. Dans les Étals voisins, on ne peut venir à bout de changer une liturgie. Il n'appartient qu'à Votre Majesté de tout entreprendi-e et de tout exécuter pour le bonheur et la gloire de la nation soumise à son empire et à se» lois.
mi PIÈCES JUSTIFICATIVES