Ihid
CÉRÉMONIE DU MABUGE t73
trop compromettantes. L'habile Consaivi, toujours de sang-froid, coupa court à cette confusion en promettant que, le lendemain de très-bonne heure, le ministre des cultes recevrait la lettre qull avait désirée. Quand on relit les termes de cette lettre si parfaitement convenable, d'un ton si sage, si mesuré, si modesle , on se demande avec étonnement comment elle n'a pas réussi à désarmer la colère de l'empereur*. Il n'en fut rien cependant. Napoléon ne se relâcha pas d'une seule des mesures de rigueur qu'il avait arrêtées dans les premiers accès de son ressentiment.
Les malheureux condamnés, puisqu'il les considérait comme tels, furent obligés de se dépouiller le jour même des insignes cardinalices, et de revêtir le costume des simples ecclésiastiques , ce qui donna lieu à la dénomination de cardinaux rouges et de cardinaux noirs y par laquelle on désigna désormais les deux partis du sacré
1. « Dichiarano inoltre che non hanno mai volato in animo ne di farci giudici, ne dispàrgere dubbii sulla validita dello seiogUamento del primo matrimonio, ne intomo alla légitimité del secundo, ne produre incertezza circa la successione al trono dei figlii che ne nascerono. SappHcano finalmente Y. M. di acceltare qaeste loro amili e sincère dicbiarazioni unité ai sentimenti di quel profundo rispetto, e di quclladovuta obbedienza e soumissionechebannoTonore di professarle. » — Lettre signée par les treize cardinaux italiens, 6 avril 1810.