CONSALVI SECRÉTAIRE D*ÉTAT
une jeune princesse [\uspoli, morte à Tâge de dixhuit ans. u Elle était un miroir de toutes les vertus, et non moins agréable que sage. Sans doute le Seigneur, s'écrie-t-il avec tristesse vingt-neuf ans après cette perte clouloureusement sentie, sans doute le Seigneur a voulu éprouver par un si grand chagrin la sensibilité trop ardente de mon cœur*. » Dans celle première portion de sa vie, qui s'écoula calme, parfaitement réglée, presque heureuse, et Jusqu'à la veille des grands événements qui bouleversèrent d'abord l'Italie, et bientôt après la capitale du monde catholique, Consalvi apparaît comme un type fin et charmant de ce que, dans cette ancienne société près de disparaître, on appelait jadis « un parfait galant homme. »
Chose singulière de la part d'une personne si habile à charmer et si propre à manier ses semblables, Consalvi s'était obstinément appliqué jusqu'alors à décliner toute charge entraînant des rapports habituels avec le monde des homtnes et des affaires. Parmi les signes de plus en plus marqués de la faveur du souverain pontife, aucun ne l'avait tant flatté qwe.l'assurance, donnée en badinant par Pie Vf, qu'il Tem-