Dépèche du Cardinal Caprara du 6 octobre
sans réticences et sans ambages, se mit à entretenir le cardinal Caprara des évêques constitutionnels. Il lui répéta ce qu'à propos d'eux il avait déjà dit au cardinal Consaivi : « C'étaient des gens puissants dans l'opinion, qui cherchaient à faire cause commune avec toute la nation. Il était poursuivi de leurs réclamations; il n'y avait point de plaintes qu'ils ne fissent contre la teneur du bref de Sa Sainteté. Les mécontenter absolument était impossible: il pensait donc choisir parmi eux un tiers environ des nouveaux évéques ; mais il aurait soin de prendra les moins compromis et de les obliger à se soumettre entièrement au concordat conclu avec le saint-siége. A cette condition, il comptait que le cardinal-légat leur donnerait immédiatement, en vertu de ses pleins pouvoirs, l'institution canonique. Delà sorte il serait possible de faire marcher du même pas la paix politique dont on traitait présentement avec les puissances de l'Europe et la paix religieuse qu'il voulait procurer aux Français par là prochaine publication du concordat *. »
Le 18 brumaire approchait; on savait déjà dans les cercles bien informés que le premier consul, cédant à una préoccupation facile à concevoir, atta-