Gorrespondance de Caprara du 4 au i 8 octobre
II entendait que les sujets nommés fussent aussitôt institués canoniquement par le légat à latere. Se refuser à lui complaire, c'était de gaieté de cœur tout remettre en question. » Une déclaration si menaçante mettait le légat à la même épreuve qu'avait naguère subie Consaivi, et dont le secrétaire d'État de Sa Sainteté s'était tiré avec tant de fermeté et de bonheur. Son successeur n'avait pas môme force d'esprit ; son trouble était extrême ; il ne savait à quel expédient avoir recours. « Je parlerai, je ferai parler, écrivaitil à Rome ; mais si tout est infructueux, je me persuaderai que, si le saint-père était présent, voyant le danger qu'on court de perdre le fruit de tant de peines, il m'autoriserait à faire ce qui m'est demandé *. Néanmoins, avant de prendre une si grave détermination, se rappelant le gracieux accueil qu'il avait reçu du premier consul et l'heureuse impression qu'il croyait avoir produite sur son esprit, voulant surtout éviter de répondre par écrit aux articles qui lui avaient été communiqués, le cardinal Caprara flt témoigner le désir d'être reçu à la Malmaison, où Napoléon résidait à cette époque de l'année. Il était onze heures du soir, le 31 octobre, et Caprara se pré-