‹ L'Église romaine et le premier empire 1800-1814; avec notes, correspondances diplomatiques et pièces justificatives entièrement inéditesChapitre 28 sur 111 · RETARD DE LA P™*1I7V5^ Z<: «X^X^C · texte numérisé non relu

RETARD DE LA P™*1I7V5^ Z<: «X^X^C

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Cette visite prescrite sans d>:-:tf> (.ir W (r»e:>T consul semble en diet n^aroir en d'aritre b-^ -xz^t et troubler davantage le représentant dn air.t-9ri^<, déjà mis en si grand émoi, et qu'atte&laîL açr» le directeur des affaires eoclésiastiqiies, on antre interlocuteur bien plus intimidant encore. IL Portai» venait renouveler, à peu près dan> les mêmes ternes, mais avec plus de précision et de dureté, les injonctions qu^avait déjà apportées Fabbé Bemier. Il rép^ que le premier consul voulait absolument faire cobnattre du même coup au public tons les sujets nommés aux nouveaux sièges épiscopanx et les faire aussitôt instituer canoniquement, afin que, le concordat une fois publié, ils pussent tons être rendus dans leurs diocèses respectifs avant les fêtes de Pâques. Le retard qu'on mettait à envoyer de Rome la bulle de circonscription des nouveaux diocèses empêchait seul l'exécution d'un plan si raisonnable, et tout le monde était persuadé en France que ce retard était volontaire et calculé. Au reste, le cardinal s'en expliquerait per-

sonnellement le lendemain avec le premier consul. M. Poftalis avait mission de le conduire à la Malmaison, et viendrait de bonne heure le chercher dans sa propre voiture ^

M. Portails, interprète en cette occasion des volontés du chef de l'État, était certainement l'un des hommes les plus distingués et les plus justement considérés de son époque. En appelant dans ses conseils cet ancien avocat, grave de mœurs, déjà renommé par son savoir et par son éloquence, qui avait jadis lutté sans désavantage au barreau d*Aix contre Mirabeau, à Paris contre Beaumarchais , qui s'était fait remarquer pendant la révolution par son opposition aux mesurés violentes du directoire et par le secours puissant que sa parole avait maintefois prêté aux membres du clergé catholique, le premier consul avait, comme à son ordinaire, fait preuve d'une extrême perspicacité. Il n'avait pas été moins habile en choisissant , de préférence à tout autre, pour lui confier la nouvelle direction des affaires ecclésiastiques, un conseiller d'État qui, loin de professer les opinions communes à la plupart de ses collègues, était resté publiquement fidèle aux vieilles croyances religieuses. De plus,

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