‹ L'Église romaine et le premier empire 1800-1814; avec notes, correspondances diplomatiques et pièces justificatives entièrement inéditesChapitre 30 sur 111 · Lettre de M. Cacanh à M. Portails, î D^roDlre I«#l · texte numérisé non relu

Lettre de M. Cacanh à M. Portails, î D^roDlre I«#l

164 L'ÉGUSE ROMAINE ET LE PREBflER EBIPIRE

on ne connaft que Tunité. Tous les joui*s on peut renoncer à une opinion politique. Un préfet est T organe d'une loi écrite et précise. Il peut subordonner sa pensée particulière au commandement qui lui est transmis. Un évèque est et doit être partout le même. Il doit avoir la considération et Testime de son troupeau et toute sa confiance en matière de foi. Pourquoi un département aurait-il un évoque d'un parti religieux et le déparlement voisin en aurait-il un autre d'une opinion opposée? Comment parvenir ainsi à la tranquillité sur le dogme?... Je ne saurais saisir en quoi consistent l'hérésie des jansénistes et les difiërences d'opinion entre mon ancien collègue au corps législatif Grégoire et le saint-père. Je ne connais pas bien les règles qui doivent gouverner le monde catholique; mais enfin Grégoire n'est pas pape, et c'est le pape dont l'autorité est établie pour décider ces questions. Après des secousses et des convulsions comme les nôtres, qui ne sent que le rétablissement de l'ordre ne peut naître que de l'obéissance? A qui faut-il qu'elle soit rendue en matière de religion? Est-ce à Pie VU ou à l'abbé Grégoire?... Bonaparte a marché une fois sur Rome bien malgré lui. Il ne voudra point faire la guerre à des chasubles K »

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