Correspondance du cardinal Gaprara, 21 noyembre
soin (l'expliquer au secrétaire d'État les motifs de sa
réserve. « Il importe, dit-il, de ne pas heurter le premier consul de front et de laisser à sa sagesse le temps de former sa conviction.., En somme, la Providence a destiné les hommes à n'être jamais tout à fait contents... Dans ce moment le premier consul décide du sort de toute la terre. Le corps diplomatique de Paris n'en a pas seulement la conviction secrète, mais il proclame hautement qu'aucune puissance n'a la force d'obtenir de lui autre chose que.ce qu'il veut bien lui accorder. Et la vérité est qu'avec la manière dégagée dont il traite les affaires et de la façon dont il répond h leurs demandes, aucune cour n'avance dans ce qu'elle poursuit ^ »
A Consalvi, qui dans ses dépêches officielles, dans toutes ses Jetlres particulières et chiffrées, insiste chaque jour davantage pour qu'il réclame ouvertement les Légations, le légat répond : « Le parti de parler clairement soit par écrit, soit de vive voix, de nos droits et de la justice de notre cause ne serait pas utile ici. L'expérience de tous les jours ne me le démontre que trop. Tous les cabinets de l'Europe, grands et petits, ne font que remettre note sur note , et leurs