‹ L'Église romaine et le premier empire 1800-1814; avec notes, correspondances diplomatiques et pièces justificatives entièrement inéditesChapitre 34 sur 111 · Côln^espondànce du cardinal Caprara, 13 décembre · texte numérisé non relu

Côln^espondànce du cardinal Caprara, 13 décembre

ministres s'adressent à M. de Taileyrand faute de pouvoir s'adresser au premier consul ; tout cela en pure perte... Si Ton me prescrit cette voie, je ferai, en l'adoptant, acte d'obéissance. L'autre que je me suis proposé de suivre consiste à toucher cette question en toute circonstance, mais en m'adressant au cœur et à la juste ambition du premier consul de vouloir être pour l'Église un nouveau Charlemagne ^ »

Le légat avait peut-être raison de ne pas croire à l'efGcacité des notes ofiicielles passées à M. de Taileyrand ; mais en quoi il se trompait assurément, c'était en comptant outre mesure sur l'influence et la bonne volonté (lu ministre des afl'aires étrangères, « dont la conduite était telle, disait-il dans l'un de ses billets confidentiels, qu'elle témoignait suffisamment de sa résipiscence et de son repentir, et pouvait suppléer à la pénitence qui lui était due. » En réalité M. de Taileyrand n'était pas très-consullé sur les affaires ecclésiastiques par le premier consul, qui se défiait de sa situation d'ancien évêque trop intéressé à mériter l'indulgence du saint-siége. La préoccupation principale du ministre des relations extérieures était alors d'épouser la belle M™* Grand, chargée de faire les

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