Correspondance du cardinal Caprara, 13 décembie
17S LXGLISf: B01IAI.NE ET LE PREIOER EMPIRE
honneurs de son salon, et qui, dinant auprès du cardinal Caprara, n'a\ail pas manqué de saisir un jour cette occasion de se recommander par son intermédiaire aux bontés du saint-père.
Les relations habituelles du légat avec M'"'' Bonaparte, à laquelle il avait, de la part de Sa Sainteté, remis un magnifique chapelet, celles qu'il avait formées avec Ilortense de Beaubarnais , mariée à Louis Bonaparte, sa liaison avec M"*^ Murât (Caroline Bonaparte), qui avait tenu à lui faire récemment bénir le mariage contracté avec Taide de camp de son frère S avaient fait du représentant du saint-siége l'hôte habituel des Tuileries. Les politesses empressées, les aimables prévenances du petit cercle féminin qui entourait le premier consul avaient singulièrement ajouté aux flatteuses espérances dont il aimait à se bercer. Mais c'était surtout dans les conversations de Napoléon lui-même que le légat puisait les motifs de sa sécurité. Il notait ses moindres paroles, et les rapportait à sa cour, en les commentant d'une façon souvent exagérée dans le sens de ses propres désirs. « Un jour qu'il était à table à ses côtés, le premier consul.