‹ L'Église romaine et le premier empire 1800-1814; avec notes, correspondances diplomatiques et pièces justificatives entièrement inéditesChapitre 4 sur 111 · Mémoires du cardinal Consalvi, t. L, p. f2S · texte numérisé non relu

Mémoires du cardinal Consalvi, t. L, p. f2S

Bellisomi impossible en empêchant le nombre de ses adhérents d'augmenter. A lui tout seul, Tambassadeur autrichien aurait peut-être manqué des talents et de la sagacité nécessaires pour réussir dans une si difficile entreprise; « mais le hasard qui gouverne toutes les choses humaines, ou, pour mieux dire, la Providence, qui, par ses vues secrètes, dispose des événements selon ses desseins, permit que d'autres, plus habiles et plus madrés que Herzan, fissent ce qu'il n'aurait jamais pu ou su accomplira »

Ce personnage considérable qui ne laissa pas de jouer, depuis ce moment jusqu'à la fin du conclave, un rôle tout à fait singulier, s'appelait Antonelli. La haute probité du cardinal Antonelli était incontestable, aussi bien que son grand mérite. Il était estimé de tous, mais personne ne l'aimait à cause de la dureté de son caractère. Un autre défaut gâtait tous ces avantages : c'était le besoin de persuader que tous les événements importants étaient son œuvre. En un mot, il ambitionnait de dominer partout. Ce cardinal savait très-bien qu'il ne pouvait se flatter de devenir souverain pontife, mais il avait décidé que lui, et pas un autre, ferait le pape, et que l'élu ne devrait qu'à

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