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RETARD Dli LA PUBLICATION DU CONCORDAT 187
affaire inexécutable produisit sur l*esprit du premier consul un- tel dégoût que pour cela tout fftt perdu. « Ah ! reprit le conseiller Porlalis, vous ne le connaissez guère, ou vous feignez en ce moment de ne pas le connaître. Il veut que le clergé soit très-nombreux à la cérémonie de demain afin de la rendre plus solennelle, et tout ce qu'on peut lui dire là-contre ne sert qu*à Tirriter ^ » Et tout de suite, avec Téloquence qui lui était naturelle, M. Portalis somma le légat de bien réfléchir sur sa détermination ; il lui déclara quMl serait responsable devant le monde et envers la France d'avoir, pour un si petit objet, gâté une affaire de si grande conséquence *.
Le cardinal Gaprara ne cédapoini, malgré les instances du conseiller d'État, qui répétait incessamment qu'il s'était chargé de l'affaire et qu'il fallait qu'elle s'arrangeât, car le premier consul en attendait le résultat avant sept heures. A cette espèce d'injonction assez mal déguisée, le représentant du saint-siége répondit a qu'il abhorrait la guerre, qu'il aimait la paix, qu'il avait expressément été envoyé pour la faire régner en France. Les principes saufs, il ne ferait