‹ L'Église romaine et le premier empire 1800-1814; avec notes, correspondances diplomatiques et pièces justificatives entièrement inéditesChapitre 48 sur 111 · Correspondance du cardinal Caprara, 18 avril · texte numérisé non relu

Correspondance du cardinal Caprara, 18 avril

REfARD DE LA PUBLICATION DU CONCORDAT 201

maux religieux et temporels qui nous menacent immanquablement en consentant à accepter, au lieu de la lettre envoyée de Rome, celle que proposent les constitutionnels... Il leur est impossible de se prêter à plus, parce que le gouvernement, qui les soutient, ne veut pas leur permettre de faire davantage. Le premier consul dit qu'il n'est pas juste et qu'on n*a pas le droit d'exiger un autre acte que celui qu'on exige des non-constitutionnels*. »

(( 11 ne m'était pas difficile, continue le cardinal, de convaincre le prélat Dernier de l'inanité de semblables principes, il s'en montrait lui-même convaincu, mais la conclusion était toujours celle-ci : ou rendre de nouveau la France incrédule avec l'Italie , pour ne pas dire l'Europe entière, chose que le pape luimême, s'il était ici en présence des circonstances malheureuses du temps, ne voudrait certainement pas permettre, ou bien se contenter de ce que proposaient les constitutionnels. En cas de refus, le concordat ne sera point publié, et le légat pouvait juger des conséquences * . » Rien n'égalait la perplexité du représentant du saint-siége. Il fit venir tous les mem-

Page 1