Idem, 18 avril
qui manque à sa parole, qui n'est jamais contente, et qui viole les conventions qu'elle a proposées ellemême *.. » Pendant cette courte période de mécontentement personnel, le cardinal est presque au moment de s'apercevoir que si le premier consul, comme il s'en vantait tout à l'heure, a beaucoup fait pour la pompe du culte et plus encore pour l'avancement de sa propre fortune, il s'en faut qu'il ait autant fait pour le bien de la religion elle-ménpie.
Cependant un tel état d'esprit était trop opposé à la pente naturelle de son caractère pour durer longtemps chez le représentant du saint-siége. De nouvelles et sérieuses difficultés allaient, après la publication du concordat , le remettre en présence du premier consul et par conséquent sous son charme ; cette fois encore il était destiné à tout céder. C'est à peine en effet si les pompeuses solennités -dont nous avons cherché à reproduire la véritable physionomie avaient un instant détourné la pensée toujours active de Napoléon de la portion vraiment épineuse de la tâche qu'il s'était imposée en mettant la main aux affaires de l'Église. II ne s'en dissimulait en aucune façon les embarras, sans peut-être les