‹ L'Église romaine et le premier empire 1800-1814; avec notes, correspondances diplomatiques et pièces justificatives entièrement inéditesChapitre 57 sur 111 · Le cardioal Caprara an cardinal Consalvi , 13 jnin · texte numérisé non relu

Le cardioal Caprara an cardinal Consalvi , 13 jnin

cemment à Âix, accourut chez lui tout affligé et tout tremblant. « La France sera en feu , lui annonçait ce prélat , si le légat n'écrit pas aux évêques pour les autoriser à réconcilier provisoirement, en attendant la décision du saint-siége, les prêtres qui déclareraient adhérer au concordat. » Caprara s'y refusa. A peine Farchefvéque d'Aix était-il parti que revint l'évéque de Vannes avec une seconde lettre de M. Portails. Celle-ci était tout à fait péremptoire; il y fallait une réponse immédiate, et M. de Pancemont était chargé de la rapporter. En la demandant au nom du gouvernement français, Tévêque de Vannes redoubla ses instances. « Votre Éminence, dit-il, ne peut se faire aucune illusion ; à la décision que vous allez prendre est attaché le salut ou la perte de la religion catholique et de rÉglise, non pas seulement en France, mais ailleurs encore. Il y va de la paix publique et de la guerre civile, sans parler de la condition des évêques, qui ne se sont jamais trouvés dans une situation plus critique ^ »

La perplexité du cardinal était à son comble, et d'autant plus grande que M«'' Sala, M^"^ Mario, l'abbé Rubbi, c'est-à-dire les ecclésiastiques les plus émi-

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