‹ L'Église romaine et le premier empire 1800-1814; avec notes, correspondances diplomatiques et pièces justificatives entièrement inéditesChapitre 58 sur 111 · I^ cardinal Caprara au cardinal Consalvi, 13 juin · texte numérisé non relu

I^ cardinal Caprara au cardinal Consalvi, 13 juin

neiits de la légation, étaient tous d'avis qu'il ne pouvait accepter aucune transaction, et que Tarrangement proposé était d'ailleurs tout à fait inacceptable. Combien la position du légat était cruelle ! Avoir débuté par opposer un refus absolu tiré des scrupules de sa conscience et de Tinaltérable rigidité des principes catholiques, puis céder au dernier moment, c'était, par la plus fausse des conduites, donner contre soi au plus terrible des adversaires des armes dont il ne manquerait point de faire dans l'avenir, à chaque difficulté nouvelle, le plus dangereux usage. Le cardinal le sentait bien. Il n'ignorait pas non plus que sa complaisance dans l'affaire des évêques, si elle n'avait pas été publiquement improuvée, avait péniblement surpris ses collègues du sacré-collége etcausé au saintpère et à son secrétaire d'État un déplaisir qu'ils ne lui avaient pas entièrement dissimulés Son crédit et sa considération en avaient reçu quelque atteinte au Vatican. Que décider cette fois? A quels reproches valail-il mieux s'exposer? Quel mécontentement était le moins rude à braver, celui du gouvernement français, ou celui dé sa propre cour? Caprara hésita longtemps. Le doux Pie VII était bien loin, Bonaparte était bien

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