Le cardinal Caprara au cardinal Consalvi, 25 juin i8Q
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le charme du grand homme ; celte tendresse pour la religion catholique le touchait profondément de sa part. c( Le premier consul ne veut pas entendre parler, écrit-il à sa cour, d'un changement de culte, et cela lui coûte des efforts énergiques pour Fempècher... Il désire passionnément, comme il le dit lui-même par suite de sa propre conviction, que sa religion se soutienne ; il le veut aussi en sa qualité de chef de gouvernement qui se sent responsable envers toute la terre. Il le veut enfin par Pamour-propre qu'il met h réussir dans tout ce qu'il entreprend *. » C'est en sortant de l'une de ces conversations familières où le premier consul s'ouvrait à lui de ses projets sur ce ton de supériorité qui se passe de tout artifice, et semble d'autant plus aimable qu'elle est plus franche, que le cardinal traçait ingénument à sa cour le plan de la seule conduite qu'il crût bonne à suivre vis-à-vis de ce redoutable adversaire, a Celui qui est destiné à traiter avec le premier consul doit toujours avoir présent à la pensée qu'il traite avec un homme qui est l'arbitre des choses de la terre, un homme qui a paralysé» on peut le dire, toutes les autres puissances de l'Europe, qui a conçu des projets dont l'exécution