Correspondance de Napoléon Z^»", 25 juillet
voulait jamais supposer de bonnes à personne. Napoléon était en instance pour obtenir du saint-père en faveur de Fltalie an eoiicordai qui ne fût pas trop différent du concordat français. Il voulait absolument traiter celte affaire avec Gaprara. Pie VII, qui avait appris à connaître la faiblesse de son représentant à Paris, aurait souhaité un autre intermédiaire. Cela eût été trop diflîcile; il se résigna, après quelques hésitations, à envoyer au cardinal les pouvoirs nécessaires. Il voulut toutefois prendre au moins ses précautions, afin d'empêcher qu'à l'aide de lois organiques, ou de quelque autre moyen analogue, on ne réussît à battre encore en brèche le nouvel édifice aussitôt qu'il serait élevé ^ Il tint donc la main à ce qu'on y insérât un article très-net par lequel il fut stipulé qu'on ne pourrait rien innover dans les affaires ecclésiastiques de l'Italie sans s'être concerté avec le saint-siége. Cette rédaction si claire ne garantit point le pape des atteintes qu'il redoutait. « A l'instar de ce qui s'était passé en France, on vit apparaître avec le concordat, d'abord les décrets du président Melzi, et ensuite, sur les réclamations du saint-père, les ordonnances du ministre des cultes et les décrets du