Mémoires de Consalvi, t. II, p
DISPOSITIONS BU SAINT-PÈRE 2bd
premier consul lui-même révoquant en apparence les arrêtés de Melzi, mais les maintenant en réalités n
Il ne faudrait point s'imaginer cependant que le chef du gouvernement français n^ait eu systématiquement que de mauvais procédés envers le saint-siége depuis la publication du concordat. Dans toutes les choses qui n'intéressaient pas directement sa puissance et qui n^étaient point contraires aux idées qu'il voulait faire prévaloir, il avait semblé enclin à se rendre agréable a la com* de Rome, et plus d'une fois il avait déployé dans «es rapports avec Pie Yll une certaine recherche d'amabilrié et de bonne grftce. C'est ainsi qu'il lui avait rendu, sans aucune sollicitation préalable, la petite ville de Pesaro et plus tard Ancône. Il avait insisté virement auprès de la cour de Naples pour qu^elle lui restituât Benavente et
Ponte-Corvo. Il avait mis beaucoup d'empressement
à s'entendre avec le saint-père pour la nomination du futur grand mattr» de l'ordre de Malle. Il s'agissait en effet de faire alors abandonner celte tle par les Anglais, et la coopération officielle du saint-siége secondait merveilleusement sa politique en rendant de plus en plus incommode la situation du cabinet hri-