Dépêche de M. Cacault, 29 jmUet
qu'alors tout dégénérerait en discussions interminables. Il ne faut pas non plus attaquer le système et renverser les règles au point qu*on ne se reconnaîtrait plus. C*est par un mélange de respect pour les principes de la religion et de fermeté dans ceux de la raison que Ton parvient ici, jusqu'à un certain point, à obtenir du pape les changements nécessaires ; mais si Ton veut tailler à bras raccourcis dans la vigne du Seigneur au nom de Bonaparte, devant qui TEurope demeure interdite et obéissante, on ne gagne autre chose ici que de jeter la terreur et de faire perdre la tête à des vieillards qui, avec beaucoup d'esprit, ne sont que sensibles et nullement courageux. II n'y a nul mérite à prendre le ton haut avec de telles gens quand on a derrière soi la puissance de la France. Ce serait le moyen de tout gâter; et s'il arrivait qu'on en fût à ce point, il faudrait le dire bonnement, simplement et froidement, pour que cela eut son effet. Un ton plus haut produirait trop d'épouvante et la confusion des esprits.. •^ » — « Voyant la sensibilité du pape, je dois faire connaître au premier consul, qui certainement ne veut pas faire mourir de chagrin un religieux respectable, qu'il est nécessaire de le solli-