d , t. o, enquête du 6 juin
tôt toutefois dans l'église Saint-Saturnin de Taur. La date précise de son origine n'est pas connue, mais il est probable qu'elle jaillit de l'élan d'amour et de désir de réparation qui exalta les fidèles lorsque Bérenger osa nier la présence réelle dans la sainte hostie.
L'église du Taur conserva les privilèges de sa dévotion et de son zèle plus empressés. Lorsque la cathédrale eut sa confrérie, les chanoines tentèrent de la placer la première dans les processions. L'archevêque Geoffroy de Vayroles régla les prétentions respectives et ordonna par une sentence arbitrale du 28 janvier 1366, que les confrères de Covgore Cliristi du Taur se rendraient deux ans de suite, le jour de la Fête- Dieu, à l'église Saint-Etienne où la messe serait célébrée et d'où la procession, ordonnée par les bailes de la confrérie, se mettrait en marche pour parcourir les rues de la ville, mais que la troisième année le chapitre se rendrait à l'église du Taur, y célébrerait la messe, sortirait ensuite processionnellement, mais rentrerait ensuite dans l'église pour y laisser le Saint- Sacrement. La confrérie devrait cependant accompagner le chapitre pour sa rentrée dans la cathédrale *.
Les confréries du Saint-Sacrement continuèrent ces confréries anciennes lorsque Paul III eut institué celle de Notre-Dame-de-la-Minerve, à Rome, par la bulle de
1. Arch. de la H. -G., fonds de Saint-Etienne, n*^ XIX, 1 o. t. 10.
la veille des calendes de décembre 1539. La première confrérie du Saint-Sacrement, à Toulouse, fut instituée dès 1546, dans l'église des Frères-Prêcheurs, et une troisième bulle du 15 mars 1549, l'autorisa dans les 'églises de Saint-Etienne et du Taur, sur les instances des habitants de Toulouse qui avaient sollicité l'érection canonique de cette pieuse association.
Une confrérie de l'Assomption fut attachée à l'autel de la grande nef lorsqu'il eut été érigé au commencement du quatorzième siècle^
La nef, qui fut dès lors l'église paroissiale, abrita bientôt les six confréries, du Saint-Sacrement, du Pain bénit, du Purgatoire, des Docteurs ès lois et des Brassiers.
Les corporations ouvrières furent admises à placer le siège de leurs confréries dans les chapelles du chœur, mais plusieurs d'entre elles furent reçues dans le cloître ou dans l'église Saint- Jacques; ainsi la corporation des charpentiers à la chapelle Sainte-Radegonde du cloître, celle des Pèlerins, la plus ancienne de toutes et qui sans doute avait fondé l'église et l'hôpital, celle des tondeurs de draps et celle des couvreurs de toits, au maître-autel, à la chapelle de Saint-Sébastien et à la chapelle Notre-Dame-de-Pitié de l'église Saint-Jacques.
Mais la confrérie la plus célèbre de cette église, fon-