Lafaille, Annales^ II, p
2. Arch. de la H.- G., fonds de Saint-Étienne, reg. 143, délibération du chapitre du 25 novembre 1595.
pour « apaiser l'ire de Dieu et le suplier d'avoir pitié du peuple 1 ».
Mais la ligue avait été vaincue plus que par cent batailles par la profession de foi catholique d'Henri IV. L'habileté et la bonté du roi achevèrent de ramener les plus exaltés. Le baron d'Auterive apporta le 12 mars 1596 l'édit de Folembray, qui fut lu dans une assemblée tenue chez les Augustins. L'abolition de toute poursuite était proclamée ; il fut établi qu'il n'y aurait à Toulouse d'autre exercice que celui de la religion catholique, et les Jésuites eurent permission de demeurer dans la ville.
Le même jour, le célérier de Bruyères annonçait au chapitre réuni que le Père jésuite Souverain avait déclaré, par autorité du cardinal de Joyeuse, archevêque de Toulouse, que le Saint-Père avait absous et remis au giron de l'Église Henri quatrième, roi de France et de Navarre, et ordonnait au clergé et au peuple d'adresser des prières particulières et publiques pour lui 2.
Le lendemain, un Te Deimi solennel fut chanté dans la cathédrale.
L'année suivante, le 19 janvier 1597, la place Saint- Étienne vit une cérémonie d'abjuration à laquelle le clergé voulut donner un grand éclat, comme pour célébrer la victoire de l'Église. Elle semblait répondre, au moment
1. Arc/i. de la H.-G.y fonds de Saint-Etienne, 11" Ii3; délibération du clia.itre du 11 avril 1593 et du l"" juillet 1395.