Catel, p. 16. Voir plus haut, p
3. VioUet-le-Duc, Dictionnaire ^ VI, p. 77. Voir plus haut, p. 187.
Chapelle Notre-Dame-des-Anges .
La première chapelle du collatéral autour du chœur, au delà de l'autel de paroisse, fut construite par Jean d'Orléans, de même que la travée correspondante du collatéral qui s'appuie sur le pilier portant son nom, dans les premières années du seizième siècle. La construction fut reprise à mi-hauteur des piles, comme on peut le voir à l'interruption de la moulure centrale. Les archivoltes de l'ogive ouverte sur le collatéral se continuent par les nervures du pilier de droite sans reposer sur des chapiteaux, et les arcatures plaquées contre les murs se profilent suivant des accolades ou des lignes flexueuses caractéristiques aussi de cette époque. La clef de voûte montre deux anges adorateurs.
Les deux premiers panneaux du pentagone étaient destinés à être ouverts par un passage géminé, tandis que l'ouverture est unique dans les autres chapelles, disposition qui semble annoncer une modification projetée après cette construction nouvelle.
Cette chapelle, qui a toujours été dédiée à la Vierge, est aujourd'hui sous le vocable de Notre-Dame-des-Anges. Elle a été restaurée avec intelligence en 1875. Un beau groupe de la Vierge entourée d'anges, sculpté par le toulousain Mathieu, orne le rétable, et un vitrail peint par M. Chalons représente les principaux traits de la vie de la Mère du Christ.
â06 HISTOIRE DIÎ TOULOUSE CHRETIENNE.
Les armes de Pie IX et du cardinal Desprez^ sont peintes dans le panneau inférieur du vitrail.
On célèbre les mariages dans cette chapelle, qui a reçu le surnom satirique de Notre-Dame-de-r Attrape.
Auprès de l'autel, du côté de l'épitre, s'ouvre une porte donnant accès dans la tourelle qui monte aux divers étages des voûtes.
Passage dit cloity^e.
La chapelle suivante était simplement le passage vers le cloître. La clef de voûte est ornée d'un petit bas-relief représentant saint Laurent tenant son gril, associé habituellement à saint Etienne par la vénération du moyen âge. Celle du collatéral montre un fleuron, de même que la précédente.
On voyait autrefois vis-à-vis cette chapelle, dressé contre le mur du chœur, le tombeau d'Étienne de Gaillac, prévôt du chapitre de 1417 à 1433, année oû il mourut le 12 du mois de mai. Mais cette date, donnée par le nécrologe de la cathédrale, n'était pas mentionnée sur l'épitaphe, soit qu'elle eût été tracée tandis qu'il vivait encore, soit que le sculpteur l'ignorât au moment où il exécutait son travail, peut-être au contraire quelques années après sa mort 2.
1. Armes du cardinal Desprez : coupé d'un parti de gueules à la croix tréflée d'or et d'azur à VAve Maria d'argent et de sinople à l'ancre d'argent.
2. L'épitaphe de Bertrand de Gaillac, mort en 1398, autrefois
Étienne de Gaillac avait affranchi de toute servitude, d'après l'autorisation de Dominique de Florence, les habitants des lieux d'Escalquens et de Pech-David^
Chapelle de Saint-Vincent-de-Paul.
La chapelle après le passage du cloître était autrefois dédiée à saint Dominique, dont on voit l'image en basrelief à la clef de voûte, tenant un lys et un livre, tandis que sur celle de la travée se montre la statuette très élégante d'un évêque coiffé d'une mitre triangulaire, bénissant de la main droite et tenant de la main gauche une crosse fleuronnée. Elle était entretenue par les quatre chapelains ou prébendiers fondés en 1340 par l'archevêque dominicain Guillaume de Laudun , qui possédaient des fiefs à Villenouvelle, à Baziège et à Lardenne basse. Mais les réparations des murailles demeuraient à la charge du chapitre , qui fit consolider les fondations de cette chapelle ainsi que des deux suivantes en 1666 ^ et remettre en état décent pour célébrer la messe, en 1627 et 1633, d'autres chapelles du tour du chœur qui n'avaient pour les desservir ni prébendiers, ni confréries 3.
dans le cloître de Saint-Sernin, est conservée au Musée avec Tescarboucle composant les armes de la famille, souvent figurées dans les monuments toulousains.