Quelques 2:ers sont rapportés
de Denis du M a robe de la princesse Cati
Bourgogne pour lui assurer des alliés et conclure la paix. Il défendit ses intérêts aux États de la province et fut, à l'assemblée de Bourges, l'un des prélats qui préparèrent le plus activement la Pragmatique-Sanction ^ Le roi d'ailleurs n'eut guère d'autres sujets, dans les premières années difficiles de son règne, que les fidèles habitants des provinces méridionales. Il vint tous les ans à Toulouse de 1420 à 1424, souvent encore dans les années suivantes et il y établit le Parlement en 1443. Il ne serait donc pas surprenant que Denis du Moulin eût obtenu de lui un don vraiment royal pour sa cathédrale, et il aurait pu le recevoir en l'année 1437, pendant que le roi se trouvait en Languedoc avec le Dauphin, alors âgé de quatorze ans.
Les armes de France, avec les fleurs de lys d'or dans un losange, conservées dans la partie inférieure, ne donnent pas cette certitude, parce qu'elles sont plus récentes et rapportées. Il est possible d'ailleurs que l'archevêque Denis du Moulin ait fait peindre ce vitrail pour le droit de chapelle qu'il devait au chapitre, au moment où il quittait Toulouse pour Paris, en 1439.
La sûreté du trait, l'individualité très étudiée des figures, jointe encore à la calme noblesse des attitudes, l'intensité et la finesse des couleurs, un peu éteintes toutefois par la trop grande importance des grands pinacles blancs, donnent à ce vitrail une des premières places