‹ L'èglise Saint-ÉtienneChapitre 159 sur 193 · Id., n° 160; déhbérations du 2 septembre · texte numérisé non relu

Id., n° 160; déhbérations du 2 septembre

L'^ÉGLJSE SAINT-ÉTIENNE.

célèbre dans les premières années du dix-huitième siècle, dont on voyait un grand nombre de toiles dans les couvents de son ordre et dans plusieurs églises de Paris et aussi dans quelques églises de province ^

Malgré le discrédit dans lequel était tombé l'art ogival, les Toulousains admiraient encore le chœur de leur cathédrale et ne cessaient d'être froissés du contraste que présentait la sombre et lourde nef du treizième siècle. Le 8 novembre 1771, le chantre de Gatelan disait aux chanoines que plusieurs personnes pieuses et accréditées à la Cour lui avaient témoigné combien elles désiraient que la nef fût reconstruite de façon à répondre à la beauté du chœur, et que si le chapitre secondait leurs vues, elles agiraient aussitôt pour assurer le succès d'un projet aussi louable. Le chapitre s'associa à ce dessein et nomma pour l'examiner les chanoines de Malaret, de Gatelan, Daspe et de Vaumolle.

L'ancienne ferveur se maintenait dans la ville , malgré les impiétés et les scandales qui éclataient à Paris sans se répandre dans la province. Les fidèles venaient en plus grand nombre assister aux cérémonies de la cathédrale ; la ferme des bancs augmentait; bientôt vers 1760 on les

1. Arch. de la H. -G., fonds de Saint-Etienne, n° 160; déhbérations du 15 septembre 1760 et du 19 novembre 1775. — Quatre tableaux du P. André, traités selon la manière de Jouvenet avec une entente habile de l'effet scénique et du mouvement, mais très lourdement restaurés, se voient encore à la cathédrale de Pamiers pour laquelle les avait demandés l'évêque de Verthamon. {Semaine catholique de Pamiers, 15 sept. 1888.)

remplaça par des chaises qui furent mises à un liard pour tous les offices paroissiaux ^ Une personne pieuse fonda une messe, suivant immédiatement la messe de paroisse, pour les actions de grâce de ceux qui avaient reçu la sainte communion et aussi pour les retardataires qui n'avaient pu y communier. Une autre établit en 1787 un De profundis chanté en musique après les vêpres de chaque dimanche de l'année, que le chapitre n'accepta qu'en le supprimant les jours de fêtes solennelles et qui se récite encore, mais seulement à voix basse.

On disait le dimanche une messe spéciale à cinq heures et demie pour les voyageurs. Le sermon du Carême était donné trois fois par semaine, le dimanche, le mardi, le vendredi. L'assemblée synodale de 1782 décida de fonder un petit séminaire, d'améliorer le sort des curés à portion congrue, d'assurer les vieux jours des prêtres âgés ou infirmes auxquels le chapitre réserva quatre prébendes sur quatorze dont il pouvait disposer. En même temps, le chapitre organisait avec plus d'étendue l'enseignement du latin et de la musique pour les enfants de chœur.

Ainsi, jusqu'à ses derniers jours, le chapitre persévérait dans son zèle pour l'enseignement qui avait illustré jadis le cloître de Saint-Étienne. La culture des lettres et la formation de l'esprit chrétien s'éclairaient depuis quelques siècles déjà à d'autres foyers, les collèges et les

1. Arch. de la H.-G., fonds de Saint-Étienne, n» 160; déhbérations du 2 décembre 1747 et du 30 mai 1765.

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