‹ L'èglise Saint-ÉtienneChapitre 160 sur 193 · à., délibération du 8 novembre · texte numérisé non relu

à., délibération du 8 novembre

séminaires ; mais c'était surtout du cloître de la cathédrale que cette lumière s'était répandue en divers temps sur les institutions nouvelles. Durant tout le moyen âge, les docteurs les plus en renom avaient instruit et dirigé de nombreuses générations de jeunes clercs dans les salles qui s'ouvraient sur les galeries claustrales, et la piété des Toulousains leur dictait souvent des dispositions testamentaires en faveur des écoliers de Saint- Étienne^ Le chapitre devait encore insinuer dans son cahier de doléances, à la veille de la tempête révolutionnaire, un vœu pour la restauration de l'enseignement, fort amoindri par les persécutions qui frappèrent divers ordres religieux dans les dernières années de l'ancien régime.

Les Matines furent retardées à six heures du matin de Pâques à la Toussaint et à six heures et demie de la Toussaint à Pâques, afin que les fidèles eussent un plus grand nombre de messes à entendre.

Peut-être aussi que les adoucissements aux règles austères du moyen âge qui régissaient les chapitres firent adopter cet abandon des offices de nuit. Des habitudes nouvelles s'introduisaient, et plusieurs chanoines demandaient la permission de s'absenter pour aller aux eaux

1. Testament de Jean de Médiinca, en 1316, pubhé par ^M. de Saint-Martin dans les Memoi?^es de la Société arclièologique du Midi de la France^ XIV, p. 332; testament de Simon Bardin, en 1347, qui lègue vingt-quatre deniers tolzas à quatre écoliers de Saint-Étienne, communiqué par M. l'abbé Douais.

thermales des Pyrénées et même prendre l'air à la campagne ^

Les embellissements qui transformaient en promenades superbes, selon les plans de M. de Mondran, les anciens retranchements militaires amenèrent le chapitre à abandonner quelques dîmes sur des terres prises à divers particuliers pour le développement de l'Esplanade, aujourd'hui le Grand-Rond 2. *

Le chapitre renouvela ses aumônes aux habitants de Tounis après l'inondation de septembre 1772. En 1780, il donna six cents livres aux filles du Bon-Pasteur qui avaient été obligées par le fléau à quitter leur couvent du faubourg Saint-Gyprien et à se retirer, avec leurs pénitentes, dans l'ancien couvent des religieux de Sainte- Croix ou de Saint-Orens, à la rue Matabiau ^.

Depuis Henri de Nesmond, les archevêques de Toulouse Grillon, La Roche Aymon, Dillon, avaient terminé leur carrière épiscopale dans la riche métropole de Narbonne. Seul François de Grussol d'Uzès était mort à l'âge de

1. A7'ch. de la H. -G., fonds de Saint-Etienne; délibérations du 12 décembre 1777, diverses de 1782, d'août 1787.

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