‹ L'èglise Saint-ÉtienneChapitre 162 sur 193 · Hist. de Languedoc y XIII, p · texte numérisé non relu

Hist. de Languedoc y XIII, p

protestations pour formuler les siennes. Dès le 7 novembre, il avait réclamé le droit de l'église métropolitaine de Toulouse de concourir à la nomination des députés aux États-Généraux. Il rappela que, dans des temps plus heureux, les députés des églises cathédrales étaient admis aux États de Languedoc avec les évêques et les abbés. Il remonta jusqu'aux États de 1303 et de 1356; cita l'évêque de Pamiers, élu en 1560 pour représenter le clergé de la sénéchaussée de Toulouse aux États de la province, Giboult, théologal de Toulouse envoyé l'année suivante au colloque de Poissy, Pierre Daffîs, prévôt, et d'autres délégués du clergé et du chapitre aux trois dernières assemblées des États tenues en France K

Mais lorsque la noblesse eut délégué le marquis de Ghalvet-Merville et le marquis d'Escouloubre pour communiquer ses revendications au chapitre, il se réunit de nouveau le 16 janvier 1789, pour adhérer entièrement à la demande que les membres des États fusssent élus par baillages et sénéchaussées.

Il exposa d'abord les droits à prendre séance avec voix délibérative aux États de la province, droits qui lui étaient enlevés par l'organisation des États.

Il dit que, d'après la constitution primitive des États,

1. Arch. de la H. -G., fonds de Saint-Etienne, cléhbération du 7 novembre 1788. Le chapitre oubliait toutefois que le chanoine Giboult était parti en révolté pour le colloque de Poissy, loin d'avoir été député par ses collègues. Voir page 23k I 25

les églises cathédrales y étaient représentées par leurs députés et que la présence des évèques seuls privaient les chapitres d'un droit justement attaché à la prééminence de leurs églises; que souvent même les évêques se faisaient représenter par des personnes qui n'avaient aucun intérêt dans les affaires du pays et qui donnaient avec trop de complaisance un consentement que l'on n'obtiendrait pas aussi facilement de députés élus, que les possessions considérables des églises cathédrales leur imposaient le devoir de les protéger avec vigilance; que tous les ordres enlin devaient jouir de l'avantage d'une véritable représentation

Le chapitre délégua le chanoine d'Aldéguier pour assister à une assemblée générale des trois ordres, et maintenir le droit du chapitre de nommer les députés aux États-Généraux. L'archevêque de Narbonne ne donna qu'une réponse dilatoire et l'archevêque de Fontonges recommanda la modération 2.

L'ordonnance royale du 24 janvier, établit selon le vœu des populations un mode uniforme pour toute la France et régla la formation des collèges électoraux par baillages et sénéchaussées.

Le Languedoc vit alors se briser sa division traditionnelle en diocèses et fut partagé en douze sénéchaussées.

Le 9 mars, le chapitre délégua les chanoines de Mala-

1. Arch. de la H. -G., fonds de Saint-Étienne, délibération du 16 janvier 1789.

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