‹ L'èglise Saint-ÉtienneChapitre 167 sur 193 · Id.f registre · texte numérisé non relu

Id.f registre

directoire du district remit donc au culte paroissial les églises d'abord fermées des Augustins et des Garmes- Déchaussés. La paroisse de Saint-Étienne n'eut plus que dix mille habitants, et fut ramenée à des limites fixées de la porte Villeneuve à la rue Montardy, la rue Saint- Antoine-du-T, la place Saint-Georges, le carrefour du puits des Quatre-Garres, la rue Gantegril, la rue des Augustins, la rue Groix-Baragnon, la place Roaix, la rue Bouquière, la place Mage, la rue Perche-Peinte, la rue Done-Goraille, la place Montgaillard, l'allée des Garmes- Déchaussés, le Boulingrin, l'allée Montplaisir, les anciennes limites dans la campagne, rentier faubourg Saint- Étienne jusqu'à l'allée de la Juncasse et le canal jusqu'à la Porte-Neuve ^

La chapelle Saint-Sauveur fut conservée pour les services funèbres et la chapelle Saint-Aubin pour oratoire.

Les curés légitimes continuèrent pendant quelquessemaines à célébrer la messe et les offices dans leurs églises à côté des curés intrus: mais ils furent bientôt obligés de se retirer.

Les religieux conservèrent aussi dans les premiers temps leurs habits d'ordre, et les officiers municipaux se plaignirent de ce mépris de la loi , dont le peuple, disaient-ils, murmurait 2.

1. A7^ch. de la H.-G., cultes, 1. V, série 2. La paroisse Saint- Etienne compta exactement 10,015 habitants.

2. Arch. municipales de Toulouse, registre 1 ; lettre du 2 août

Tandis que les habitants du quartier Saint-Michel demandaient que l'église des Carmes-Déchaussés fût interdite aux bénédictins réfugiés dans le couvent , les bateliers, déchargeurs et pageleurs duPort-Garaud réclamaient la conservation de l'église Sainte-Catherine ^.

Le 6 février 1792, deux officiers municipaux, Joseph Trémoulet et Amans Mandement procédèrent, sur la demande de l'évêque, à un inventaire des ornements et vases sacrés de la cathédrale, qui présente par le nombre et la richesse des draperies, des orfèvreries et des joyaux, un étrange contraste avec la pauvreté de celui que dressa le commissaire de police Glaverie, le 21 messidor an X, après les dix années dévastatrices de la Révolution ^.

Les fabriciens de Saint-Etienne demandèrent aux administrateurs du district, en septembre suivant, les reliques de plusieurs saints conservées dans les chapelles supprimées des Pénitents-Gris, des Pénitents-Noirs et des religieuses de Saint -Pantaléon pour les transporter à la cathédrale, « sans éclat ni appareil, » et de même quelques jours après divers ornements des mêmes chapelles, entre autres le tabernacle de marbre des Pénitents-Blancs, pour le grand autel, le tabernacle de la chapelle Sainte-Anne ayant été porté à Saint-Sernin , contrairement au procès-verbal du district du 6 juillet

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